
harcelement-scolaire-espoir
Un nouveau cas de harcèlement scolaire secoue la région niçoise. Un collégien de 12 ans a été violemment pris à partie par ses camarades, uniquement pour avoir partagé sa passion du chant sur internet. Cette agression, suivie de récidives, pose une nouvelle fois la question de la sécurité des jeunes face aux intimidations liées à l’expression artistique sur les réseaux sociaux.
Une passion musicale transformée en cauchemar
Noé, jeune garçon de 12 ans scolarisé près de Nice, cultive depuis plusieurs mois sa passion pour le chant en publiant régulièrement des reprises sur ses réseaux sociaux. Ce talent, loin d’être encouragé par ses camarades, lui a valu des menaces explicites.
Lors d’un live sur les réseaux sociaux, le collégien a reçu un avertissement inquiétant : « Arrête de chanter sinon… ». Des paroles qui se sont malheureusement concrétisées par des actes.
Une agression préméditée à la sortie du collège
À la sortie de son établissement, Noé s’est retrouvé face à un groupe d’une dizaine d’adolescents de son âge. La situation a rapidement dégénéré lorsque les jeunes lui ont lancé un ultimatum : « Arrête de chanter ou on va te frapper ! »
Sans lui laisser le temps de réagir, le groupe a mis le collégien au sol avant de le frapper au visage. L’agression aurait pu prendre une tournure encore plus dramatique sans l’intervention d’un riverain alerté par les cris de la victime.
« Un monsieur alerté par mes cris a ouvert sa porte, m’a fait entrer chez lui et a mis en fuite mes agresseurs », a confié Noé.
Des agressions qui se poursuivent au sein de l’établissement
Selon les informations rapportées par Nice-matin, cette première agression n’a malheureusement pas mis fin au calvaire de Noé. Le jeudi 27 novembre, l’adolescent a de nouveau été pris à partie, cette fois-ci dans l’enceinte même du collège.
Face à cette situation, l’établissement scolaire a indiqué avoir pris connaissance de l’affaire et mis en place des mesures, sans que celles-ci ne soient précisées pour le moment.
L’incompréhension et la colère des parents
Pour le père de Noé, cette situation est révoltante. Il exprime son désarroi face à un système qui semble, selon lui, protéger davantage les agresseurs que les victimes : « ceux qui chantent sont victimes d’actes de violences, tandis que ceux qui sont oisifs et agressent sont tranquilles ».
Cette affaire met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes qui osent exposer leurs passions artistiques sur internet, transformant parfois les réseaux sociaux en véritables arènes d’intimidation plutôt qu’en espaces d’expression et de partage.
La question se pose désormais de savoir quelles mesures concrètes seront prises pour garantir la sécurité de Noé et, plus largement, pour lutter contre ce type de harcèlement ciblant les expressions artistiques des adolescents.

On vit dans un pays où il ne fait pas bon se montrer réfractaire à la pensée imposée par certains … Ce que chantait cet enfant ne devait pas être tendance ou il éveillait la jalousie de certains qui n’avaient pas sa faculté …. Il faut peut de choses, maintenant, pour activer la violence, surtout quand elle est encouragée par des partis peu scrupuleux et prêts à tout !
Malheureusement, c’est devenu de la routine aujourd’hui. Faiblesse de l’état et de notre justice.