
Crédit image @adobe stock / policier en patrouille
Un cas troublant de récidive qui soulève des questions sur l’efficacité du suivi des délinquants sexuels et la sécurité des plateformes de garde d’enfants. Condamné en 2020 pour agression sexuelle sur un enfant, un homme de 36 ans a repris ses activités de baby-sitter dès sa sortie de prison, malgré une interdiction formelle d’exercer auprès de mineurs.
Un profil inquiétant et une première condamnation
L’homme de 36 ans reconnaissable à sa petite barbe et ses lunettes, avait été condamné le 8 octobre 2020 pour des faits graves. L’été précédent, alors qu’il gardait les deux enfants d’un couple niçois – une fillette de 6 ans et un petit garçon de 30 mois – ce dernier avait révélé à ses parents des comportements inappropriés, conduisant à l’arrestation du baby-sitter.
Lors de son procès, le baby-sitter n’avait pas nié les faits. Une source proche du dossier niçois révèle qu’il « avait reconnu l’agression sexuelle, mais aussi confessé ses penchants pédocriminels et zoophiles, sans oublier la collection de couches-culottes sales qu’il gardait chez lui ».
La justice lui avait alors infligé une peine de cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une obligation de suivi sociojudiciaire de cinq ans et d’une interdiction d’exercer toute profession en contact avec des enfants. Son nom avait également été inscrit au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS).
Une peine jugée insuffisante
Pour certains observateurs du dossier, cette sanction était loin d’être à la hauteur des faits. La même source proche du dossier niçois qualifie cette peine de « véritable scandale alors que le procureur de l’époque avait requis six ans de prison » et avait « vu en lui le visage d’un pédophile et la chronique d’une récidive annoncée ».
Ni le condamné ni le parquet n’avaient fait appel de cette décision, la rendant définitive.
Une reprise d’activité illégale après sa libération
Libéré mi-2023 après déduction de sa détention provisoire, C.O. s’est installé à Tourcoing où il a entamé une nouvelle vie. En apparence, il semblait se réinsérer, reprenant des études en commerce, achats et marketing en alternance.
Mais parallèlement, il a immédiatement renoué avec des activités de garde d’enfants, en totale violation de son suivi sociojudiciaire. Il s’est inscrit sur la plateforme Nounou Top et proposait également ses services « au black » via Facebook.
Un profil mensonger mais crédible
Pour convaincre les familles, C.O. se présentait comme un professionnel qualifié. Sur son profil LinkedIn, il prétendait avoir travaillé dans une crèche en Suisse entre octobre 2019 et février 2022 – période durant laquelle il était en réalité incarcéré en France.
Il affirmait être titulaire d’un diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants et vantait une expérience en crèches et dans des structures de l’aide sociale à l’enfance, se forgeant ainsi une réputation de confiance auprès des parents.
Des failles dans le système de protection
Cette affaire met en lumière d’importantes lacunes dans les dispositifs de protection des mineurs. La plateforme Nounou Top, utilisée par C.O., ne vérifie pas les antécédents judiciaires des personnes qui s’y inscrivent.
Cette absence de vérification n’est pas illégale : aux yeux de la loi, c’est la famille qui emploie le baby-sitter, et non la plateforme, qui n’a donc aucune obligation légale de contrôle.
Une confession et un retour en prison
Le 18 mai dernier, la situation a connu un tournant lorsque C.O. a avoué à son voisin ses antécédents judiciaires et lui a confié son « besoin de passer de nouveau à l’acte ». Inquiet, ce voisin a déposé plainte au commissariat de Tourcoing, révélant que C.O. gardait régulièrement des enfants à son domicile.
Cette infraction à son suivi sociojudiciaire lui a valu deux ans d’emprisonnement supplémentaires, prononcés par le juge d’application des peines. C.O. a donc été renvoyé en prison le 9 janvier.
Une enquête en cours et de potentielles nouvelles victimes
L’affaire ne s’arrête malheureusement pas là. Le 7 décembre, C.O. a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête qui pourrait révéler de nouveaux faits d’agression.
Selon des sources proches de l’enquête, la brigade des mineurs de Lille aurait identifié pas moins de 27 victimes potentielles parmi les enfants gardés par C.O. depuis sa sortie de prison.
Un travail d’enquête minutieux
Le parquet de Lille confirme que « de nombreuses investigations sont en cours » pour « déterminer si d’autres mineurs ont été victimes ». À ce stade, aucune mise en examen pour de nouveaux faits n’a été prononcée contre C.O.
Les enquêteurs cherchent à recueillir « des indices graves et concordants » avant l’ouverture d’une information judiciaire. Parallèlement, le parquet examine « les conditions dans lesquelles l’intéressé a pu proposer ses services » et les obligations de la plateforme Nounou Top font l’objet d’une « analyse juridique ».
Le fondateur de Nounou Top, contacté par la presse, n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.

Pour toute personnes qui travaillent avec des enfants, personnes âgées ou vulnerables, casier judiciaire obligatoire avant d’être embauché,le problème ne sera pas réglé, mais cela en eliminerai certains, comme cette ordure, plutôt que de nous poudre des lois qui ne servent à rien et qui ne sont jamais appliquées. Un serpent peut changer de peau ça restera toujours un serpent.
C’est ça, c’est ça, la France…… d’aujourd’hui ! Quelle pitié ! Et le chef d’Etat qui pavoise ! On croit rêver …. Dans quel monde vivons nous ?
Bizarre que des gendarmes arrivent à chopper des personnes sans permis, ou avec permis suspendu pour 5 excés de vitesse (sans qu’ils n’aient fait aucune erreur de conduite) mais que l’on n’arrive pas à suivre des pédophiles.
Bon d’accord un pédophile récidiviste ne rapporte rien à l’état mais quand même
nan mais le gars collectionne les couches culottes sales le mec à vraiment pas le gaz à tout les étages
Honteux déjà pour la première condamnation avec aucun suivi ni contrôle, elle me dégoûte cette justice, je ne comprend pas les parents qui ne portent pas plainte contre cette justice d’incapables, criblée d’erreurs judiciaires…..