
@AdobeStock
Un meurtre prémédité dissimulé sous l’apparence d’une agression au domicile qui aurait mal tourné. C’est ce scénario macabre que les enquêteurs tentent de prouver contre Brendan Banfield, accusé d’avoir orchestré l’assassinat de sa propre épouse avec l’aide de sa maîtresse, qui n’était autre que la fille au pair de la famille.
Un plan machiavélique impliquant un site de fétichisme sexuel
Les procureurs décrivent une machination complexe où Brendan Banfield, 40 ans, aurait élaboré un stratagème pour se débarrasser de son épouse Christine sans éveiller les soupçons. Ne souhaitant pas divorcer par crainte de perdre la garde de sa fille et une partie de la fortune de son épouse, il aurait opté pour une solution bien plus sinistre.
Selon les témoignages recueillis, Brendan et sa maîtresse Juliana Peres Magalhães auraient créé un faux profil pour Christine sur un site spécialisé dans le fétichisme sexuel. Ils y publiaient des messages depuis l’ordinateur de la victime, proposant des scénarios de « viols fantasmés ».
La fille au pair devenue complice et maîtresse
Juliana Peres Magalhães avait rejoint le foyer des Banfield en 2021 pour travailler comme fille au pair. Seulement dix mois après son arrivée, une relation intime s’était développée entre elle et le maître de maison. Cette liaison extraconjugale s’est rapidement transformée en complicité criminelle.
Le 14 janvier 2026, Juliana a reconnu sa culpabilité ainsi que celle de son patron, apportant un témoignage accablant sur le déroulement des faits. Selon elle, Brendan lui aurait promis de l’épouser une fois débarrassé de sa femme.
La tragique journée du 24 février 2023
Ce jour-là, les services d’urgence de Fairfax County, en Virginie du Nord, ont reçu un appel alarmant de Brendan Banfield. Ce dernier affirmait avoir abattu un intrus qui attaquait son épouse à leur domicile.
À leur arrivée, les forces de l’ordre ont découvert une scène macabre : Joseph Ryan gisait au sol, abattu par balle, tandis que Christine Banfield avait succombé à plusieurs coups de couteau.
Un piège mortel pour deux victimes
L’enquête a révélé que Joseph Ryan avait été attiré dans un guet-apens. Il avait été contacté via le site de fétichisme et invité à se présenter au domicile des Banfield le 24 février au matin, alors que Christine était censée dormir. Les instructions précisaient qu’il devait apporter menottes et couteau pour un prétendu jeu de rôle.
Juliana Peres Magalhães a témoigné sur le déroulement tragique de cette matinée : « Quand je suis arrivée dans la chambre, il a crié : ‘Policier !’. Christine a crié à Brendan : ‘Il a un couteau !’ C’est à ce moment-là que Brendan a tiré sur Joe. »
Des versions contradictoires devant la justice
Face au tribunal, Brendan Banfield maintient sa version des faits. Il affirme avoir agi en légitime défense après avoir découvert un intrus armé menaçant son épouse. « J’espérais apaiser la situation. Je ne voulais pas lui tirer dessus. Je voulais qu’il la laisse partir, » a-t-il déclaré selon CBS News.
Le 30 janvier 2026, le jury n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un verdict dans le procès de Brendan Banfield. Les délibérations doivent reprendre le 2 février.
Des enjeux judiciaires majeurs
Accusé de meurtres avec circonstances aggravantes, Brendan Banfield risque la prison à vie s’il est reconnu coupable. L’affaire repose largement sur le témoignage de Juliana Peres Magalhães et sur les preuves circonstancielles rassemblées par les enquêteurs.
Les procureurs soutiennent que le plan de l’accusé était de faire passer son acte pour de la légitime défense et d’accuser l’intrus du meurtre de sa femme, créant ainsi une parfaite couverture pour son crime.

Il a dû trop regarder Colombo dans sa jeunesse. 🤪
Il y en a qui ont vraiment de l’imagination pour divorcer. Celui que je plains c’est le pauvre gars qui s’est fait tuer sans comprendre, j’espère que le mari ET la jeune fille au pair vont prendre cher