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Près de trois ans après la disparition tragique du petit Émile dans les Alpes, l’enquête connaît un tournant décisif. Les juges d’instruction ont lancé une vaste campagne de prélèvements génétiques auprès des personnes présentes au Haut-Vernet ce jour fatidique de juillet 2023. Une démarche qui vise à explorer toutes les pistes encore inexploitées.
Une campagne génétique d’envergure au Haut-Vernet
Selon des informations révélées par BFMTV et confirmées par Le Parisien le jeudi 26 février, les deux magistrats instructeurs ont ordonné le prélèvement ADN de plusieurs dizaines d’individus. Cette opération cible spécifiquement les résidents, les vacanciers et toute personne de passage dans le hameau alpin lors de la disparition survenue le 8 juillet 2023.
L’avocat de la grand-mère d’Émile s’est déclaré favorable à cette initiative. Pour lui, l’objectif est clair : « arriver au constat selon lequel aucune porte ne sera restée fermée, aucune option n’aura pas été suivie ».
Le témoignage d’un ancien voisin convoqué
« Robert », prénom d’emprunt, fait partie des personnes sollicitées pour ce prélèvement. Cet ancien voisin des grands-parents d’Émile a résidé quatre ans au Haut-Vernet avant de quitter les lieux. Il se trouvait justement sur place le jour de la disparition.
Un prélèvement rapide et sans interrogatoire
La gendarmerie s’est déplacée directement à son domicile, l’homme ne possédant pas de véhicule. La procédure s’est déroulée de manière expéditive : « Ils étaient deux. Ils ont réalisé un prélèvement ADN avec le grand coton-tige dans la bouche et ils m’ont pris mes 10 empreintes ».
L’intervention n’a duré que cinq minutes et aucune question ne lui a été posée. Prévenu quelques jours auparavant par téléphone par la gendarmerie de Marseille, Robert considère cette démarche comme « une bonne chose », tout en reconnaissant que c’est « un peu tard peut-être par rapport à la disparition du petit ».
Un voisinage distant
Concernant sa présence ce jour-là, Robert affirme sans détour : « J’étais voisin de ses grands-parents. J’ai passé toute la journée chez moi au Haut-Vernet, ce jour-là ». Il assure n’avoir « rien vu » et précise qu’il voyait « très rarement le couple » des grands-parents.
Une enquête marquée par plusieurs rebondissements
L’affaire a connu de multiples développements depuis la disparition. En novembre dernier, Philippe et Anne Vedovini, les grands-parents d’Émile, se sont rendus sur les lieux de la disparition ainsi qu’à l’endroit où les ossements de l’enfant ont été découverts en 2024.
En décembre, le couple a été entendu par les juges d’instruction, accompagné d’un oncle et d’une tante. Plus marquant encore, les grands-parents avaient été placés en garde à vue le 25 mars 2025 pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d’être libérés sans poursuite.
La découverte des restes par une randonneuse
Le crâne du petit Émile a été retrouvé par une randonneuse qui, fait notable, avait déjà participé à un test génétique dans le cadre de l’enquête. Cette découverte macabre en 2024 a relancé les investigations, qui se poursuivent toujours selon les autorités.
Robert, comme les autres personnes prélevées, reste désormais dans l’attente des résultats de ces analyses ADN et de la suite que prendront les investigations.
