
Christian Estrosi, maire de Nice / Capture d'écran RTL
La bataille pour l’hôtel de ville de Nice prend un tour inattendu. Alors que le second tour approche, des tensions inédites apparaissent au sein même du camp de la droite républicaine. Le maire sortant fait face à une situation politique délicate après les déclarations fracassantes du président des Républicains.
Le patron de LR refuse de donner une consigne de vote
Bruno Retailleau a créé la surprise en refusant d’apporter son soutien explicite à Christian Estrosi pour le second tour. Le président des Républicains a évoqué une « campagne délétère » à Nice, sans toutefois apporter son appui à Éric Ciotti.
Cette position embarrasse le maire sortant, qui doit composer avec une absence de soutien national de son propre parti. Retailleau a toutefois précisé que l’accord entre LR et Horizons demeure en vigueur.
Christian Estrosi exprime sa stupéfaction
Le maire de Nice, candidat à sa réélection, s’est déclaré « surpris » par la position de Bruno Retailleau. Il considère qu’il s’agit d’un égarement passager de la part du chef de file républicain.
Estrosi se veut catégorique : il ne croit pas que Retailleau puisse soutenir Éric Ciotti, affirmant que « ce serait la fin des LR ». Le maire sortant a également été critiqué pour son appel à la gauche et au communautarisme.
Éric Ciotti largement en tête au premier tour
Le candidat dissident a créé la sensation en s’imposant au premier tour avec 43,43 % des suffrages. Un score qui le place en position de force avant le second tour.
Éric Ciotti s’est réjoui du retrait apparent de soutien de Bruno Retailleau envers Christian Estrosi. Cette division au sein de la droite traditionnelle pourrait jouer en sa faveur dans la dernière ligne droite.
Un second tour sous haute tension
Avec seulement 30,92 % des voix au premier tour, Christian Estrosi affiche néanmoins son optimisme. Le maire sortant estime possible de rattraper son retard d’ici le second tour contre « l’ultra droite et le Rassemblement national ».
La configuration politique niçoise se complexifie avec l’accord existant entre LR et Horizons, le parti d’Édouard Philippe. Reste à savoir si cette alliance suffira à renverser la tendance face à l’avance confortable d’Éric Ciotti.
