
Décision fédérale impactant les entreprises
La guerre déclarée contre les politiques de diversité, équité et inclusion se poursuit aux États-Unis. L’administration républicaine franchit une nouvelle étape en ciblant directement les entreprises privées travaillant avec l’État fédéral. Une offensive qui s’inscrit dans une stratégie plus large de démantèlement des programmes jugés trop progressistes.
Une interdiction qui s’étendra au secteur privé
Le président américain a signé un texte réglementaire qui prohibe toute politique interne contre le racisme ou le sexisme au sein des sociétés contractant avec le gouvernement fédéral. La mesure entrera en application d’ici trente jours.
Les entreprises souhaitant décrocher des marchés publics devront désormais intégrer une clause spécifique de sept paragraphes dans leurs contrats. Ce passage garantira que «le contractant ne se livre à aucune activité DEI de discrimination raciale».
Les arguments avancés par la Maison-Blanche
Dans le document officiel, Donald Trump a justifié sa décision en affirmant : «Mon administration a réalisé des progrès significatifs pour mettre fin à la discrimination raciale dans la société américaine, y compris les activités soi-disant de ‘diversité, d’équité et d’inclusion’ (DEI)».
Le locataire de la Maison-Blanche estime que ces dispositifs empêchent des candidats qualifiés d’accéder à des postes. Il dénonce régulièrement ce qu’il qualifie de «racisme inversé».
Selon lui, les politiques DEI alourdissent les charges financières des employeurs, qui répercutent ensuite ces surcoûts dans leurs contrats avec l’administration fédérale.
Une offensive tous azimuts depuis le retour au pouvoir
Depuis sa réinstallation à la présidence, le milliardaire républicain a lancé une véritable traque contre les programmes de diversité. Son action s’est d’abord concentrée sur l’appareil gouvernemental lui-même.
Il a placé en chômage technique les fonctionnaires fédéraux affectés aux services de diversité et ordonné la fermeture pure et simple de ces départements.
Les universités et le sport dans le viseur
L’offensive s’est rapidement étendue aux établissements d’enseignement supérieur, aux écoles et au monde sportif. Tous ces secteurs font désormais l’objet d’une surveillance accrue de la part de l’administration.
Les musées également concernés
En août dernier, le gouvernement a annoncé qu’il allait «réexaminer» certaines expositions des musées Smithsonian à Washington. L’objectif affiché : éliminer les «discours clivants ou partisans».
Cette initiative s’inscrit dans la lutte menée par le président contre ce qu’il considère comme des positions «woke», terme péjoratif désignant selon lui une sensibilité excessive aux questions d’injustice sociale.
