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La justice vient de prononcer une condamnation sévère à l’encontre d’un septuagénaire qui n’a cessé de persécuter son ancienne compagne malgré les interdictions judiciaires. Cette affaire révèle un acharnement persistant qui a conduit les magistrats à opter pour la fermeté.
Une récidive qui coûte cher
Le tribunal de Lisieux a frappé fort le 29 mai en condamnant Patrick Beloncle à deux ans de prison ferme. Cet ancien candidat du Rassemblement national aux élections législatives de 2022 dans la 4e circonscription du Calvados a été reconnu coupable de harcèlement envers son ex-compagne.
Âgé de 75 ans, l’homme avait pourtant été libéré le 30 avril dernier avec une consigne claire : interdiction totale de contact avec la victime. Une mesure qu’il n’a manifestement pas respectée.
Un mépris total des décisions de justice
Patrick Beloncle n’a fait aucun cas des restrictions imposées par la justice, qualifiant même ces interdictions de « ridicule ». Son comportement obsessionnel s’est traduit par une surveillance constante de son ancienne compagne.
L’homme multipliait les filatures et les actes d’espionnage, allant jusqu’à publier ses observations sur Facebook. Il inondait également sa victime de courriels aux contenus émotionnellement contradictoires, mêlant différents sentiments.
Un parcours judiciaire déjà chargé
Cette condamnation n’est pas la première pour le septuagénaire. Ses antécédents judiciaires révèlent un schéma répétitif de comportements similaires. Il avait déjà écopé d’un an de prison en juin 2025.
Une autre condamnation lui avait infligé deux ans de prison dont un an ferme pour des faits de même nature. La récidive a cette fois poussé le tribunal à prononcer une peine entièrement ferme, assortie d’un mandat de dépôt.
Des sanctions multiples et restrictives
Au-delà de l’incarcération, Patrick Beloncle devra faire face à plusieurs interdictions. Il est désormais inéligible pour une durée de cinq ans, mettant définitivement fin à ses ambitions politiques.
Pendant trois ans, il lui sera interdit d’entrer en contact avec la victime ou de se rendre dans certains lieux déterminés par la justice. Des mesures destinées à protéger durablement son ancienne compagne.
Des promesses qui n’ont pas convaincu
Devant le tribunal, le prévenu avait tenté de rassurer sur ses intentions futures. Il affirmait vouloir « tourner la page » et ne plus penser à la victime.
Ces déclarations n’ont toutefois pas emporté la conviction du parquet, qui a obtenu une condamnation à la hauteur de la gravité des faits et de leur répétition. La justice a ainsi tranché en faveur d’une protection maximale de la victime.
