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Une décision municipale sans précédent suscite l’indignation et ravive les tensions autour de la place des femmes dans l’espace public. Une localité du sud-est de Jérusalem vient d’annoncer une mesure radicale qui bouleverse la vie quotidienne de ses habitants et alarme les défenseurs des droits humains.
Des trottoirs séparés selon le sexe
La municipalité de Bnei Brak a officiellement annoncé l’instauration d’une séparation physique entre hommes et femmes dans plusieurs artères de la ville. Cette mesure inédite prévoit l’installation de dispositifs spécifiques pour organiser cette ségrégation urbaine.
Des panneaux directionnels et des barrières seront érigés pour diviser les flux de circulation piétonne sur les trottoirs. Les autorités locales ont par ailleurs indiqué que ce projet pourrait s’étendre progressivement à d’autres voies de la ville.
Une directive religieuse imposée à tous
Dans un communiqué officiel, la mairie a exhorté les résidents à respecter ces nouvelles règles. Le texte met en avant l’engagement de la municipalité envers les leaders de la Torah, présentant cette décision comme une application des instructions religieuses.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte national plus large. D’autres municipalités israéliennes ont connu des tentatives similaires de ségrégation par genre, notamment à Tibériade où des manifestations ont éclaté, et à Beit Shemesh où la Cour suprême a dû intervenir.
Des voix s’élèvent contre la mesure
Un élu municipal dénonce les priorités
Yaki Vider, membre du conseil municipal, critique vivement cette orientation. Selon lui, les décideurs « se croient maîtres de la population », alors que leur rôle devrait être « d’assurer le nettoyage, à gérer les infrastructures et les transports ».
L’élu reproche à la municipalité de privilégier le contrôle des comportements publics au détriment des services de base attendus par les citoyens.
Les militantes féministes lancent l’alerte
Yael Yechieli, activiste engagée pour l’égalité entre les sexes, va plus loin en dénonçant une exclusion délibérée des femmes de l’espace public. « Les chefs religieux veulent exclure les femmes de partout, et si nous ne les en empêchons pas, cela continuera », avertit-elle.
La militante appelle à une mobilisation générale : « Le fléau de la ségrégation doit cesser, et la population doit se battre pour y mettre fin ». Elle considère cette mesure comme une régression majeure des droits des femmes qui nécessite une résistance collective.
