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Dans les établissements pour personnes âgées, la confiance est primordiale. Mais parfois, cette relation sacrée entre soignants et résidents peut être trahie de la manière la plus sordide. Une nouvelle affaire vient d’éclater dans les Alpes-Maritimes, révélant un système glaçant mis en place au sein même d’Ehpad censés protéger les plus vulnérables.
Un système d’empoisonnement pour faciliter les vols
Une aide-soignante âgée de 53 ans a été mise en examen et placée derrière les barreaux pour des actes d’une gravité exceptionnelle. Cette professionnelle de santé est accusée d’avoir administré des substances médicamenteuses à des pensionnaires d’Ehpad situés à Menton, dans le seul but de les plonger dans un état de somnolence pour mieux les dépouiller.
Son mode opératoire était particulièrement cynique : elle profitait de la vulnérabilité des résidents pour leur donner des médicaments non prescrits, puis s’emparait de leurs bijoux pendant qu’ils étaient incapables de réagir.
Un décès suspect en juillet dernier
Les charges retenues contre cette aide-soignante sont accablantes. Elle doit répondre d’administration de substance nuisible, mais également d’administration de substance ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en lien avec le décès d’une pensionnaire survenu en juillet.
Elle est aussi poursuivie pour vol facilité par l’état d’une personne vulnérable aggravé, une qualification juridique qui souligne le caractère particulièrement odieux de ses agissements.
Une récidiviste déjà condamnée en 2019
Cette affaire révèle un parcours professionnel pour le moins troublant. L’accusée n’en était pas à son coup d’essai : elle avait déjà été condamnée en 2019 pour des vols commis au préjudice de personnes âgées.
À l’issue de ce premier jugement, elle avait écopé d’une interdiction temporaire d’exercer sa profession pendant deux ans. Malgré cet antécédent judiciaire, elle avait pu reprendre son activité auprès de personnes vulnérables.
L’enquête déclenchée par un cas de somnolence anormale
C’est l’hospitalisation d’une résidente présentant un état de somnolence inexpliqué qui a mis les enquêteurs sur la piste. Les analyses médicales ont révélé la présence d’un médicament qui ne figurait pas dans son ordonnance habituelle.
Le lendemain de cette découverte, la disparition de bijoux a été signalée, établissant un lien évident entre les deux événements. Les investigations ont rapidement convergé vers l’aide-soignante.
Une interpellation révélatrice
L’interpellation de la suspecte est intervenue le 8 octobre. Lors de la perquisition effectuée à son domicile, les enquêteurs ont mis la main sur des bijoux dérobés ainsi que des substances suspectes.
Ces découvertes matérielles ont permis de corroborer les soupçons qui pesaient sur elle et d’établir la réalité de son système criminel.
L’addiction comme mobile des crimes
Lors de sa garde à vue, l’accusée a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle nie cependant toute intention homicide dans le décès de la pensionnaire survenu en juillet.
Pour expliquer ses actes, elle a invoqué sa consommation de stupéfiants, affirmant qu’elle avait besoin d’argent pour financer son addiction. Cette dépendance l’aurait poussée à exploiter la vulnérabilité des personnes dont elle avait la charge.
Un nombre potentiellement élevé de victimes
Selon une source proche de l’enquête, le « nombre significatif de victimes » pourrait être bien plus important que ce qui a été révélé jusqu’à présent. La nature des faits et le contexte d’addiction laissent craindre que de nombreux autres résidents aient pu être ciblés.
Les investigations se poursuivent pour identifier l’ensemble des victimes de cette aide-soignante qui a trahi la confiance des personnes les plus fragiles placées sous sa protection.
