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La province de Tolède a été le théâtre d’une catastrophe ferroviaire majeure qui aurait pu prendre une ampleur encore plus dramatique. Alors que les secours s’activaient sur le site d’une collision meurtrière, un train de voyageurs circulait dangereusement à proximité, ignorant tout du drame qui se jouait quelques centaines de mètres plus loin.
Un bilan tragique après la collision de deux convois
Le 28 octobre, deux trains sont entrés en collision dans la région de Tolède, provoquant la mort de 69 personnes et blessant de nombreux autres voyageurs. Cette tragédie ferroviaire compte parmi les plus meurtrières survenues ces dernières années dans le pays.
Les premières investigations pointent du doigt une défaillance du système de sécurité LZB, un dispositif sophistiqué chargé de superviser à distance la circulation des trains et de réguler leur vitesse. Une erreur humaine serait également à l’origine de ce drame.
Un AVE évite de justesse un suraccident
À seulement 500 mètres du lieu de la catastrophe, un train à grande vitesse AVE de la compagnie Renfe, assurant la liaison Séville-Madrid, a été immobilisé in extremis. Cette intervention de dernière minute a permis d’éviter qu’un troisième convoi ne percute les trains accidentés.
Les voyageurs à bord de cet AVE ont vécu un trajet particulièrement chaotique, marqué par plusieurs arrêts inexpliqués. Ramón Rubio de Castro, l’un des passagers, a témoigné des conditions inhabituelles de ce voyage : « Nous n’avions pas conscience de ce qui s’était passé ».
Des passagers maintenus dans l’ignorance
Durant le trajet, le train s’était déjà arrêté à quatre reprises avant que la proximité du site de l’accident ne soit découverte. Les voyageurs, informés uniquement d’incidents techniques, ne mesuraient pas l’ampleur de la situation qui se déroulait à quelques centaines de mètres.
Un passager a rapporté avoir aperçu depuis la fenêtre un détail révélateur : « J’ai aperçu l’avant rouge du train Iryo », faisant référence à l’un des convois impliqués dans la collision.
Un transfert en urgence vers la capitale
Face à l’impossibilité de poursuivre leur route par voie ferrée, les passagers de l’AVE ont été évacués puis transférés en bus pour rejoindre Madrid. Cette mesure d’urgence a permis d’achever leur voyage tout en sécurisant la zone de l’accident.
Des images et vidéos filmées par les voyageurs depuis le train ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, témoignant de la confusion qui régnait à bord.
Les zones d’ombre persistent sur l’alerte donnée au conducteur
Les circonstances exactes dans lesquelles le conducteur du troisième train a été averti du danger restent floues. Les enquêteurs tentent de déterminer si l’alerte est venue du centre de contrôle, d’un dispositif automatique ou d’une autre source.
Le contrôleur en charge de la supervision du trafic aurait commis des erreurs dans ses décisions opérationnelles, contribuant à la confusion générale qui a précédé et suivi la collision.
Des recherches pour identifier les victimes
Parmi les victimes de cette catastrophe, plusieurs ressortissants français sont activement recherchés par les autorités. Les opérations d’identification se poursuivent sur le site de l’accident, où les équipes de secours travaillent sans relâche.
Cette tragédie soulève de nouvelles interrogations sur la fiabilité des systèmes de sécurité ferroviaire et les protocoles de communication entre les centres de contrôle et les conducteurs.
