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Un homme de 76 ans se retrouve assigné à résidence, soupçonné d’avoir provoqué la mort de son cousin en lui offrant des pâtisseries qu’il ne pouvait pas consommer. Derrière ce geste en apparence anodin se cacherait un plan macabre motivé par l’appât du gain.
Un acte mortel dans une maison de retraite
Les faits remontent au 27 juin 2024 en Italie, dans un établissement pour personnes âgées. Ce jour-là, un homme de 74 ans trouve la mort dans des circonstances troublantes. La victime, atteinte de dysphagie et de « voracité pathologique », ne pouvait s’alimenter qu’avec des liquides sous peine de s’étouffer.
Son cousin, âgé de 76 ans, lui aurait pourtant discrètement remis des beignets à la crème. Selon l’enquête, le suspect aurait profité d’un moment d’inattention du personnel soignant pour permettre à son parent de consommer ces pâtisseries interdites.
Des indices révélateurs et une tentative de dissimulation
Ce sont des miettes retrouvées sur le pyjama de la victime qui ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Un détail apparemment insignifiant qui a déclenché une investigation approfondie révélant une tout autre réalité.
Après avoir donné les beignets, le septuagénaire aurait tenté d’effacer les traces de son acte. Il aurait donné de l’eau à son cousin avant d’alerter les secours, espérant sans doute masquer la présence d’aliments solides. Mais il était déjà trop tard : la victime décédait d’un arrêt cardiaque consécutif à l’asphyxie.
Un geste prémédité à répétition
L’enquête a révélé que ce n’était pas la première fois que le suspect tentait de nourrir son cousin avec des aliments solides. À plusieurs reprises, il aurait essayé de lui donner de la nourriture incompatible avec son régime médical strict.
Cette répétition des actes a convaincu les autorités du caractère intentionnel de la démarche. L’homme fait désormais face à une accusation d’homicide volontaire avec préméditation.
Un mobile financier de 300 000 euros
Pourquoi un homme de 76 ans aurait-il voulu la mort de son propre cousin ? Les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers un mobile financier. La victime disposait d’un patrimoine considérable, avec environ 300 000 euros placés sur ses comptes bancaires.
Le suspect aurait cherché à s’approprier une partie de cette fortune. Un héritage qui valait apparemment plus à ses yeux que la vie de son parent handicapé et vulnérable.
Une assignation à résidence en attendant le procès
Face à la gravité des accusations et aux éléments réunis par l’enquête, le septuagénaire a été placé sous assignation à résidence. Cette mesure lui permet d’attendre son procès hors d’une cellule, compte tenu de son âge avancé.
L’affaire rappelle la vulnérabilité des personnes âgées et handicapées, parfois exposées à la cupidité même au sein de leur propre famille. Le dossier suivra désormais son cours judiciaire pour établir définitivement les responsabilités.
