
Le système hospitalier français traverse une nouvelle zone de turbulence. En Seine-et-Marne, une cinquantaine de médecins étrangers se retrouvent dans une situation financière dramatique. Recrutés pour combler un manque de personnel médical, ils font aujourd’hui face à une demande de remboursement qui soulève l’indignation de nombreux observateurs et parlementaires.
Un établissement qui réclame des millions à ses propres médecins
Le Grand Hôpital d’Est Francilien (Ghef) exige le remboursement de primes versées à des médecins diplômés hors Union européenne. Ces professionnels, connus sous l’acronyme Padhue (praticiens associés diplômés hors Union européenne), avaient été embauchés pour répondre à une pénurie criante de personnel médical dans cet établissement de Seine-et-Marne.
Certains praticiens sont aujourd’hui contraints de rendre jusqu’à 100 000 euros, alors même que ces primes figuraient explicitement dans leurs contrats de travail. Au total, l’hôpital cherche à récupérer 2,7 millions d’euros auprès de ces médecins.
Une justification administrative contestée
Pour justifier cette demande, l’administration hospitalière invoque un argument juridique : ces primes seraient illégales. En effet, ces médecins étrangers sont considérés comme stagiaires jusqu’à l’obtention d’une équivalence de diplôme, avec une rémunération d’environ 1 500 euros bruts mensuels.
Face à cette situation, les médecins concernés n’ont eu d’autre choix que de déposer des recours devant le tribunal administratif, espérant faire valoir leurs droits.
Une mobilisation politique et professionnelle
L’affaire a pris une ampleur nationale. Huit parlementaires ont interpellé directement le ministre de la Santé par courrier, qualifiant la situation d’« ubuesque » et pointant la précarisation extrême de ces professionnels.
Mathias Wargon, médecin urgentiste reconnu, affirme que cette pratique serait malheureusement répandue dans d’autres établissements hospitaliers français. Il n’hésite pas à parler d’une forme d’« escroquerie » organisée par l’État français envers ces médecins étrangers.
Une responsabilité qui fait débat
Dans ce dossier complexe, le Ghef tente de se dédouaner en rejetant la responsabilité sur son ancien directeur. L’établissement évoque même la possibilité de lui demander un remboursement, ajoutant une couche supplémentaire à ce conflit administratif et financier.
Les parlementaires mobilisés soulignent quant à eux que cette demande de remboursement est « hautement contestable » d’un point de vue juridique, mettant en doute la légitimité même de la démarche de l’hôpital.
Le désarroi des médecins concernés
Derrière les aspects juridiques et administratifs se cachent des situations humaines dramatiques. Ahmed, anesthésiste touché par cette mesure, exprime son désarroi : « C’est une injustice : on nous a demandé de travailler, on s’était projetés, on a commencé à louer des logements en fonction de ce salaire, et là on se sent bafoués, trahis. »
Ces médecins, qui ont contribué à maintenir le fonctionnement du système de santé en période de pénurie, se retrouvent aujourd’hui dans une situation financière intenable, devant parfois rembourser plusieurs années de primes.
Une atteinte à la confiance dans le système public
L’avocate Delphine Krzisch, qui défend les intérêts de ces praticiens, soulève une question fondamentale sur l’avenir du service public hospitalier : « Qui pourra travailler demain dans le secteur public si l’employeur peut vous demander du jour au lendemain de rembourser des primes qui étaient dans le contrat ? Il y a un vrai coût social à faire ce genre de choses, vous démotivez les gens qui travaillent pour vous, vous perdez leur confiance… »
De son côté, la direction de l’hôpital persiste et avance un argument supplémentaire : ne pas demander ce remboursement exposerait le directeur actuel à des poursuites pour faute de gestion.
Cette crise illustre les contradictions d’un système hospitalier en tension, où les besoins en personnel se heurtent à des contraintes administratives rigides, au détriment des professionnels qui assurent, au quotidien, la continuité des soins.

Ne vous inquiétez pas : zétardé a allé à l école ne sera pas regardant sur le toubib lorsqu il sera malade !!!!!! Je suis sur qu il prendrai bien un maghrébin venu d Algérie sous OQTF pourvu qu il guérisse !!!!! Triste France 🇫🇷 honnête
ah oui les fameux médecins hors europe… avec le serment d’hypocrite ! 🙁
Sans équivalence passée, ils sont stagiaires…
Notre système de santé est déjà assez ma en point pour aller engraisser des étrangers ! 🙁