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Une affaire glaçante qui s’est étalée sur plus d’une décennie vient de connaître son dénouement judiciaire. Un quinquagénaire a été lourdement sanctionné par la justice pour des faits d’une extrême gravité commis sur de jeunes victimes issues de son environnement immédiat.
Une sentence plus lourde que les réquisitions
La cour criminelle de Meurthe-et-Moselle a prononcé une peine de 14 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Jacky Guillaumet. Cette décision dépasse de deux ans la durée sollicitée par l’avocat général, qui avait requis 12 ans d’emprisonnement.
Le prévenu était jugé pour viols et agressions sexuelles commis entre 2009 et 2023 sur trois jeunes femmes, toutes mineures au moment des faits. Les débats se sont déroulés à huis clos, conformément à la demande exprimée par les parties civiles.
Des accusations qui remontent à 2012
L’affaire a éclaté en 2012, lorsque les parents d’une première victime ont signalé la disparition inquiétante de leur fille. Retrouvée à la frontière belge, la jeune femme a révélé subir des violences sexuelles répétées depuis 2009.
Les trois victimes identifiées faisaient partie de l’entourage proche de Jacky Guillaumet ou résidaient dans son voisinage, facilitant ainsi l’emprise exercée sur elles.
Une enquête relancée onze ans plus tard
C’est une deuxième plainte déposée en 2023 qui a permis de relancer l’instruction. Cette nouvelle révélation a conduit les enquêteurs à rechercher activement d’autres victimes potentielles.
Des accusations aggravées par l’administration de substances
Au-delà des viols et agressions, Jacky Guillaumet est également poursuivi pour soustraction d’enfant. Les investigations ont mis en lumière un mode opératoire particulièrement pervers : l’accusé aurait administré à l’insu de ses victimes des substances chimiques, notamment des somnifères et des psychotropes.
Ces pratiques visaient manifestement à faciliter les agressions en plaçant les jeunes femmes dans un état de vulnérabilité accrue.
La défense conteste et annonce un appel
Maître Mathieu Servagi, conseil de la défense, avait plaidé l’acquittement durant le procès. Il qualifie aujourd’hui la condamnation d’« excessive ».
L’avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel du jugement. Il persiste dans sa stratégie de contestation, déclarant : « Mon client nie et il n’y a pas d’élément probant dans le dossier ».
Cette position intervient malgré la conviction unanime de la cour criminelle, qui a estimé les charges suffisamment établies pour prononcer une peine particulièrement sévère.

En temps normal c’est tellement courant que chez les juges c’est banalisé, mais pour une fois je lance ils ont fait leurs travails correctement mais il faudra voir en appel si cela se poursuit…..