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Dans un drame conjugal qui s’est déroulé à Antibes Juan-les-Pins, un homme de 76 ans a reconnu avoir tué sa compagne. Ce nouveau cas de violence conjugale extrême survient dans un contexte national alarmant, alors que 96 femmes ont été victimes de féminicides en France en 2023.
Un passage à l’acte assumé
C’est le suspect lui-même qui a alerté les autorités. Il s’est présenté spontanément au commissariat d’Antibes, affirmant avoir ôté la vie à sa conjointe durant la nuit. Sans détour, il a avoué l’avoir étouffée avec un coussin pendant qu’elle était allongée.
Les forces de l’ordre, dépêchées immédiatement sur les lieux, ont découvert la macabre scène : le corps sans vie de la victime était étendu sur un lit, un coussin masquant son visage. Les premières constatations médico-légales ont rapidement confirmé les déclarations du suspect, concluant à un probable décès par asphyxie.
Des antécédents de violence inquiétants
L’enquête a rapidement révélé que ce drame s’inscrivait dans un historique de violences conjugales. En 2023, l’homme avait déjà fait l’objet d’une procédure judiciaire pour des faits graves à l’encontre de sa compagne.
Il avait alors été soupçonné d’avoir tenté de l’étrangler et d’avoir tiré au plafond avec un pistolet à balles de caoutchouc. Toutefois, cette procédure avait été classée sans suite pour irresponsabilité pénale, laissant la victime exposée à de potentielles nouvelles violences.
Responsabilité pénale et procédure judiciaire
Cette fois, l’évaluation psychiatrique réalisée pendant la garde à vue a livré un diagnostic différent. Les experts ont conclu à une légère altération du discernement, mais sans abolition, ce qui permet de le tenir pénalement responsable de ses actes.
Une information judiciaire a été ouverte pour « meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ». Le septuagénaire a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire dans l’attente de son procès.
Un nouveau cas dans une statistique nationale alarmante
Ce féminicide s’ajoute à une liste déjà trop longue. En 2023, ce sont 96 femmes qui ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en France. Cette affaire tragique soulève à nouveau la question de l’efficacité des dispositifs de protection des victimes de violences conjugales, particulièrement lorsque des signaux d’alerte ont déjà été identifiés par les autorités.
Le précédent classement sans suite pourrait notamment interroger sur les mesures préventives qui auraient pu être mises en place pour éviter cette issue fatale.
