
Club Tir Sportif
Un événement tragique s’est produit dans un club de tir val-de-marnais en début de semaine. Les circonstances exactes restent floues alors que le centre a temporairement fermé ses portes. L’incident soulève des questions sur la sécurité et l’image de cette pratique sportive déjà souvent controversée.
Un acte désespéré sur le pas de tir
C’est un lundi soir qui a viré au drame. Vers 18h30, le 8 décembre, un homme d’une cinquantaine d’années a mis fin à ses jours au centre de tir sportif Eyquem, situé près de la station de métro L’Échat à Créteil.
Adhérent régulier et licencié du club, la victime se trouvait sur le pas de tir des 25 mètres lorsqu’elle a retourné son arme contre elle-même. Un autre tireur, présent sur un emplacement différent, a fait la macabre découverte.
Les enquêteurs n’ont trouvé aucune explication immédiate à ce geste. « Aucun mot d’explication n’a été trouvé », précise une source proche du dossier. « Aucune lettre explicative n’était découverte » sur les lieux du drame.
Fermeture temporaire et communication discrète
Au lendemain de l’incident, le club est resté fermé. Deux chaises en métal noir bloquaient l’accès à la porte d’entrée, accompagnées d’une simple affichette « Fermé ».
La direction du centre a fait preuve d’une grande discrétion face à cette situation. Le mardi soir, le centre n’avait toujours « pas encore communiqué la nouvelle à ses adhérents », préférant évoquer sur sa page Facebook une fermeture « pour des raisons de maintenance », ajoutant qu' »il est possible que la fermeture soit prolongée ».
Un club indépendant au sein d’un complexe municipal
Si le centre de tir se trouve dans l’enceinte du complexe sportif municipal Eyquem, il s’agit d’une structure indépendante qui loue ses espaces à la municipalité.
Sollicitée, la mairie de Créteil « n’a pas souhaité réagir » à ce tragique événement.
L’image d’un sport déjà controversé
Un pratiquant régulier, venu avec sa carabine mardi soir vers 17h30, a exprimé sa consternation en apprenant la nouvelle. Amateur des lieux pour « le calme » et l’espace « super grand » qu’offre ce centre, il s’est montré préoccupé par les conséquences sur la perception de son activité.
« Cela ne va pas aider l’image de notre sport, souffle-t-il. Pour moi, les armes, c’est secondaire. Ce que j’aime, c’est cette concentration intense, le fait de me détendre en étant complètement focus sur la cible, et d’essayer de faire le meilleur score possible. »
Une zone d’ombre persiste quant à l’origine de l’arme utilisée. Certaines sources indiquent qu’elle appartenait à la victime, tandis que d’autres évoquent une possible location pour sa séance.
