
Evasion_Dijon_Aube
Une spectaculaire évasion vient de secouer le milieu carcéral français. La maison d’arrêt de Dijon, établissement déjà connu pour ses conditions difficiles et sa surpopulation, a vu deux détenus particulièrement dangereux prendre la fuite dans des circonstances qui soulèvent de nombreuses questions quant à la sécurité des établissements pénitentiaires.
Une évasion matinale soigneusement préparée
L’alerte a été donnée ce 27 novembre vers 7h du matin lorsque le personnel pénitentiaire a constaté l’absence de deux détenus. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’évasion se serait produite entre 5h et 7h du matin. Les fugitifs ont réussi à scier les barreaux de leurs cellules avant de s’échapper de l’établissement.
Les deux hommes, placés en détention provisoire dans le quartier disciplinaire, étaient incarcérés pour des faits particulièrement graves. Le premier, né en 1993, était poursuivi pour « viol », tandis que le second, à peine majeur (né en 2006), faisait face à des accusations d' »assassinat » et d' »association de malfaiteurs ».
Le parquet de Dijon a immédiatement été informé et s’est rendu sur place pour constater les faits et coordonner les recherches.
Un établissement vétuste et surpeuplé
Cette évasion met en lumière les conditions préoccupantes dans lesquelles fonctionne la maison d’arrêt de Dijon. L’établissement, qui devait récemment bénéficier d’un plan « zéro portable » annoncé par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, présente un taux d’occupation alarmant.
Avec 311 détenus pour seulement 180 places disponibles, le taux d’occupation atteint 173%, une situation qui complique considérablement la gestion quotidienne et la sécurité de la prison.
Des alertes ignorées selon les syndicats
Le syndicat FO Justice n’a pas tardé à réagir, rappelant ses multiples mises en garde : « FO Justice avait pourtant alerté depuis des mois sur la dégradation alarmante des conditions de sécurité au sein de la maison d’arrêt de Dijon ».
L’organisation syndicale voit dans cette évasion « une nouvelle preuve flagrante du manque de sécurité et de moyens dans nos établissements pénitentiaires ».
Un contexte de tensions dans l’univers carcéral
Cet incident survient peu après une autre évasion au centre pénitentiaire de Rennes-Vézin, renforçant les inquiétudes des professionnels du milieu pénitentiaire.
Les relations entre l’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice semblent particulièrement tendues. Trois organisations professionnelles de directeurs de prison ont récemment critiqué ce qu’elles considèrent comme du « mépris » de la part de Gérald Darmanin.
Des revendications claires
Ces organisations accusent le ministre de « consacrer tous les moyens d’un État endetté » aux quartiers spécialisés pour les narcotrafiquants les plus dangereux, « quand la grande majorité des services sont exsangues. »
Face à cette situation, elles réclament « un véritable plan d’urgence pour lutter contre la surpopulation et combler les vacances de postes sans poudre aux yeux ni stratégie de communication ».
L’enquête sur cette double évasion ne fait que commencer, mais elle met déjà en lumière les défaillances d’un système pénitentiaire français sous tension.

De mieux en mieux ! Les prisons sont des passoires, les criminels, les vrais, sont remis en liberté,(quand ils ne s’évadent pas), la « Justice » se montre plus sévère envers les gens qui se défendent qu’envers les malfrats, on veut réalimenter l’armée pour « guerroyer », le milieu hospitalier est en berne, la sécurité est inexistante, les services publiques se font la malle, les caisses sont vides, on cherche désespérément de nouvelles recettes en pressant le zeste du citron,
et pendant ce temps, le grand chef Macroléon 1er se promène, multiplie les voyages diplomatiques ou autres, avec sa cour ! Vive la France !
Comment se sont-ils procurés des outils pour scier les barreaux..?, peut-être des aides de la part des gardiens ou de la famille ou par des portables car maintenant ils ont tout ce qu’ils veulent, par un manque de sécurité et des contrôles pas suffisants ou inexistants et surtout aucune interdiction nécessaire pour la sécurité, et le plus ignoble soi-disant des alertes de la part des syndicats ignorées, tout ce que j’espère c’est qu’il n’y ai pas de violences ou assassinats sur des personnes innocentes….
Il y a un problème interne : s’échapper d’un quartier disciplinaire n’est pas si facile.
Peut-être que ce n’est pas facile mais malgré tout il y a 2 dangereux malfrats qui y sont parvenus, il y a bien un problème quelque part…..
Nous avons certainement des îles pas très loin des côtes, qui sont inhabitées,pourquoi ne pas construire des petites structures d,une centaine de places ?à ces endroits-là, pour les détenus les plus dangereux . Et pour les gardiens une semaine de travail suivie d,une semaine de repos, avec un avancement au niveau de leurs carrières, si ces personnes sont volontaires.