Credit image @adobe
De la mobilisation sociale au grand banditisme
Ancien militant actif du mouvement des gilets jaunes entre 2019 et 2020, cet homme, devenu paraplégique à la suite d’un accident de la route, a été identifié par la justice comme l’un des meneurs d’un réseau de trafic de stupéfiants opérant entre les deux pays.
L’affaire remonte à novembre 2021, lorsque les gendarmes, en collaboration avec les autorités espagnoles, ont ouvert une enquête après une tentative d’extorsion sur fond de dette liée aux stupéfiants dans le Gard. Celle-ci a permis de remonter jusqu’à un vaste réseau de production et de distribution de drogue, aboutissant à une série d’arrestations.
Une lourde condamnation et des saisies importantes
Lors du procès de mi-février, dix personnes ont comparu devant la justice. Sept d’entre elles ont été incarcérées, avec des peines allant de deux à sept ans de prison, selon les précisions du procureur de la République de Béziers.
Considéré comme l’un des organisateurs principaux du trafic, l’ex-figure des « gilets jaunes » a non seulement écopé de sept ans d’emprisonnement, mais également de la confiscation de plusieurs biens acquis grâce aux bénéfices du trafic, dont une villa en Espagne, un appartement à Montpellier et un véhicule haut de gamme.
Toutefois, l’accusé a fait appel, mais uniquement contre la décision de confiscation de ses biens.
Des saisies massives lors du coup de filet
L’enquête a permis aux forces de l’ordre de mettre la main sur une importante quantité de drogue et d’argent liquide. Lors des perquisitions menées en 2023 dans l’Hérault et au nord de Barcelone, près de 500 plants de cannabis et 50 000 euros en liquide ont été saisis, dont plus de 9 000 euros retrouvés dans la villa espagnole.
Cette affaire met en lumière la reconversion de certains militants dans des activités criminelles et souligne l’ampleur des trafics transfrontaliers de stupéfiants entre la France et l’Espagne.
» Toutefois, l’accusé a fait appel, mais uniquement contre la décision de confiscation de ses biens. »
Comme quoi, c’est la bonne solution, il faut taper là où ça fait mal, au portefeuille !!!