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Les cortèges de protestation qui ont parcouru les rues du pays laissent derrière eux un lourd tribut pour les commerçants. Entre vitrines brisées et pertes économiques considérables, le secteur du commerce demande un soutien rapide. Les pouvoirs publics annoncent des dispositifs d’aide exceptionnels pour tenter de limiter la casse.
Un bilan matériel en forte baisse
La journée de mobilisation du 31 octobre a causé des dommages à vingt établissements commerciaux. Ce chiffre, bien que préoccupant, contraste fortement avec les précédents rassemblements.
Le 17 octobre, pas moins de 2488 commerces avaient été touchés par des dégradations. Une semaine plus tard, le 24 octobre, cinquante enseignes avaient subi le même sort. La tendance semble donc s’orienter vers une diminution des violences urbaines lors des manifestations.
Des pertes financières catastrophiques pour les professionnels
Au-delà des dommages matériels, c’est toute l’activité économique qui subit de plein fouet ces événements. Les commerçants enregistrent une chute vertigineuse de leur chiffre d’affaires, oscillant entre 60 % et 80 % comparé à un samedi classique.
Le secteur de l’hôtellerie n’est pas épargné, avec une diminution de 20 % des réservations au cours de la semaine concernée. Cette hémorragie économique s’ajoute à une série de crises successives qui fragilisent depuis plusieurs années le tissu commercial.
Un enchaînement de crises depuis 2018
Les professionnels du commerce font face à une accumulation de difficultés depuis maintenant six ans. Le mouvement des gilets jaunes en 2018 a marqué le début d’une période particulièrement éprouvante.
La pandémie de Covid-19, le conflit en Ukraine, les émeutes survenues après le décès de Nahel Merzouk, et la diminution du pouvoir d’achat constituent autant de chocs économiques qui mettent à mal la résistance des commerçants.
Des dispositifs de soutien mis en place
Une aide directe ciblée
Les autorités ont annoncé un mécanisme d’aide financière immédiate. Les entreprises éligibles peuvent bénéficier d’un soutien pouvant atteindre 10 000 euros.
Cette mesure s’adresse aux structures réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à dix millions d’euros et employant moins de cinquante salariés.
Des fonds d’urgence déployés territorialement
Des enveloppes budgétaires spécifiques ont été libérées selon les zones géographiques les plus impactées. La capitale et sa région bénéficient de 13 millions d’euros d’aide d’urgence.
Du côté de Marseille et de sa métropole, douze millions d’euros ont été débloqués. Lyon et l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes disposent quant à eux d’une enveloppe de 25 millions d’euros.
Un prêt à taux zéro pour la relance
Au-delà des aides directes, Bpifrance propose un dispositif de prêt sans intérêt d’un montant maximal de 50 000 euros. Ce financement vise à permettre aux commerçants de reconstituer leurs stocks de marchandises et de relancer rapidement leur activité.
