
appartement-couloir-marseille
À Marseille, une sombre affaire de proxénétisme vient de se conclure devant la justice. Un homme de 22 ans, placé sous bracelet électronique dans le cadre d’un programme de réinsertion, a été condamné pour avoir transformé son logement en lieu de prostitution. Deux jeunes femmes qu’il présentait comme des amies étaient au cœur de ce sordide stratagème.
Un appartement de réinsertion transformé en lieu de prostitution
L’affaire remonte à l’automne 2025. Rayan G., alors âgé de 21 ans et déjà connu des services judiciaires, bénéficiait d’un logement fourni par un programme de réinsertion. Loin de saisir cette opportunité pour se remettre dans le droit chemin, le jeune homme y a organisé des activités de prostitution.
Lors de la célébration de son 22e anniversaire, il propose à deux femmes de son entourage de se livrer à la prostitution depuis son appartement. Les deux victimes, présentées comme des amies, acceptent cette proposition et exercent cette activité pendant une période allant de deux à quatre semaines.
Un système lucratif pour l’accusé
Le dispositif mis en place par Rayan G. était simple mais efficace. Pour chaque relation sexuelle tarifée, le jeune homme récupérait la somme de 200 euros. Un système qui lui permettait de s’enrichir sur le dos de ces deux femmes vulnérables.
La situation bascule le 4 novembre 2025, lorsque l’une des victimes décide de porter plainte. Elle dénonce non seulement les faits de proxénétisme, mais également des violences et des insultes subies de la part de son « protecteur ».
Une défense qui invoque la « bonté » et la « misère partagée »
Face aux magistrats, Rayan G. a tenté de minimiser sa responsabilité. Il affirme avoir hébergé les deux femmes par pure générosité, déclarant : « J’ai un bon cœur ». Selon sa version, il aurait simplement toléré leurs activités de prostitution par la suite.
L’argumentaire de la défense
Son avocat a développé une ligne de défense pour le moins singulière. Il a qualifié le dossier comme « la misère qui essaie de partager la misère », tentant ainsi d’émouvoir la cour sur la situation précaire de son client.
La défense a également cherché à atténuer la gravité des faits en parlant de « proxénétisme de soutien, pas de contrainte », une distinction qui n’a visiblement pas convaincu le tribunal.
Une condamnation sans appel
Malgré les arguments de la défense, la justice a tranché. Rayan G. a été condamné à 15 mois de prison ferme avec maintien en détention. Le tribunal n’a manifestement pas été sensible à la thèse du « proxénétisme de soutien ».
Cette condamnation intervient alors que le jeune homme était déjà sous bracelet électronique, témoignant d’un parcours judiciaire déjà bien rempli malgré son jeune âge. La décision de justice souligne la gravité des faits reprochés et l’exploitation caractérisée de deux femmes en situation de vulnérabilité.
