
football_terrain_vide
Le monde du football français vient d’être secoué par une affaire glaçante. Un homme qui a contribué à façonner de jeunes talents se retrouve derrière les barreaux pour des faits d’une extrême gravité. Cette condamnation met en lumière une réalité dérangeante qui touche les structures sportives censées protéger les mineurs.
Une lourde condamnation pour l’ancien mentor
Eric Olhats, figure du football amateur et ancien mentor d’Antoine Griezmann, a été condamné en 2025 à une peine de six années d’emprisonnement. La justice a reconnu sa culpabilité dans des atteintes sexuelles commises sur plusieurs jeunes garçons.
Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé des interdictions strictes. L’homme ne pourra plus jamais exercer une quelconque activité en présence de mineurs. L’accès aux enceintes sportives lui est également définitivement interdit.
Six victimes sortent du silence
Les témoignages recueillis durant le procès ont révélé l’ampleur des actes commis. Six hommes, qui étaient mineurs au moment des agressions, ont eu le courage de raconter leur calvaire devant la cour.
Ils ont décrit des attouchements sexuels répétés ainsi que des masturbations imposées. Ces récits accablants ont permis à la justice de reconstituer un schéma d’abus systématique perpétré sur de jeunes footballeurs vulnérables.
La soumission chimique au cœur du processus criminel
L’un des aspects les plus troublants de cette affaire concerne l’utilisation présumée de substances pour neutraliser les victimes. Les enquêteurs ont découvert qu’Olhats détenait 443 cachets de Temesta, un anxiolytique puissant.
Cette quantité est identique à celle retrouvée chez Dominique Pélicot, condamné pour des crimes similaires impliquant la soumission chimique. Une coïncidence qui interroge sur les méthodes employées par les agresseurs.
Des recherches Internet accablantes
L’historique de navigation d’Olhats a révélé une recherche particulièrement glaçante : « Comment endormir un enfant de douze ans. » Cette requête démontre une préméditation claire dans son mode opératoire.
Plusieurs victimes ont rapporté qu’Olhats leur faisait ingérer une « poudre blanche ». Il prétendait qu’il s’agissait d’un complément destiné à favoriser la récupération après les entraînements.
Pertes de mémoire et confusion
Les conséquences de cette substance étaient dramatiques. Les jeunes garçons ont décrit des épisodes de perte de mémoire et des moments de confusion totale, les rendant particulièrement vulnérables aux agressions.
Ce procédé criminel permettait à l’agresseur d’opérer en toute impunité pendant plusieurs années, les victimes ne parvenant pas à reconstituer clairement les événements traumatisants qu’elles avaient subis.
Une enquête journalistique pour briser l’omerta
L’affaire Olhats s’inscrit dans un contexte plus large de violences sexuelles dans le milieu du football. Les journalistes Thomas Rabino et Fabien Touati ont consacré un ouvrage entier à cette problématique.
Leur livre « Dans la gueule du loup » explore les mécanismes de silence et de protection qui permettent à ces abus de perdurer. Le cas d’Olhats y est notamment évoqué, mettant en lumière les failles du système sportif français.
Cette publication contribue à lever le voile sur des pratiques longtemps dissimulées et encourage d’autres victimes à témoigner pour faire éclater la vérité.
