
Palais Justice France
Le tribunal correctionnel de Montauban vient de rendre son verdict dans une affaire qui mêle politique locale et exploitation financière d’une personne âgée. Un cas qui révèle comment la confiance accordée à une représentante publique a été gravement détournée, soulevant des questions sur la protection des personnes vulnérables.
Six mois avec sursis pour une élue de la majorité montalbanaise
Danielle Amouroux, conseillère municipale de Montauban siégeant dans la majorité LR/UDR, a été condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis pour abus de faiblesse. L’élue, qui occupait des fonctions d’adjointe de quartier et de déléguée au conseil des droits et des devoirs des familles, a été reconnue coupable d’avoir soutiré pas moins de 56 000 euros à un homme âgé de 98 ans sur une période s’étalant de 2018 à 2023.
L’enquête a mis en lumière un système bien rodé : 41 chèques, d’un montant variant entre 500 et 10 000 euros, ont été encaissés directement sur le compte personnel de l’élue. Plus troublant encore, la moitié de ces chèques avaient été rédigés par la conseillère municipale elle-même.
Une victime liée au monde politique local
Le préjudice de cette affaire n’est pas un inconnu dans la sphère politique montalbanaise. Il s’agit du père d’un ancien conseiller municipal qui siégeait aux côtés de Danielle Amouroux, ce qui ajoute une dimension particulièrement sensible à cette affaire.
Suite au verdict, la victime a confié à l’AFP : « Elle a été condamnée, c’est ce que je voulais… J’ai transpiré pour gagner cet argent-là, j’aurais préféré le donner à mon petit-fils. »
Des manœuvres révélées par une employée de banque
C’est en 2023 que l’affaire a été portée à la connaissance de la justice. Une conseillère bancaire, alertée par des agissements suspects, a signalé au parquet de Montauban les pressions exercées par l’élue municipale pour être désignée bénéficiaire de l’assurance-vie du nonagénaire.
Les investigations ont également mis au jour une tentative de mise sous tutelle de la victime orchestrée chez un notaire, révélant une stratégie qui semblait viser à prendre le contrôle total du patrimoine de cet homme âgé.
Des regrets tardifs et une absence remarquée au procès
Bien qu’ayant initialement nié les faits qui lui étaient reprochés, Danielle Amouroux a fini par reconnaître sa culpabilité. Elle a présenté ses excuses par l’intermédiaire de son avocate, mais n’a pas assisté en personne à l’audience.
Me Élodie Cipière, avocate de la victime, a exprimé son regret face à cette absence : « (Mon client) lui faisait entièrement confiance et il aurait aimé pouvoir la voir présente et qu’elle réponde aux questions qui resteront en suspens. »
Une sanction financière en plus de la peine
Outre sa condamnation à six mois avec sursis, la conseillère municipale a été condamnée à rembourser l’intégralité des 56 000 euros détournés. Elle devra également verser 1 500 euros à la victime au titre du préjudice moral subi.
Pour l’avocate de la victime, ce procès a permis de reconnaître officiellement l’abus subi par son client, un homme qui avait accordé toute sa confiance à une représentante élue de sa commune.

Piètre condamnation ! Certains sont mis en prison pour moins que cela …. et pour des fautes non réellement prouvées …. Alors que là, aucun doute ne vient contredire les faits ! La « justice » est devenue une véritable loterie ! Comment s’y fier ????
J,aurais été juge, pas de sursis pour ce genre de saloperie, et remboursement de la somme volée avec un délai maximum de 1an.Il faut être pourrie jusqu’à la moelle pour profiter d,une personne vulnérable, et en plus qui vous donne sa confiance, même pas le courage de ce présenter devant la justice. (Une merde)