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La découverte de tags haineux visant une élue marseillaise au sein même de l’Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône ravive les inquiétudes face à la montée d’un climat délétère envers les représentants politiques locaux. Ces actes s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions et d’intimidations visant plusieurs responsables municipaux et départementaux.
Une attaque raciste ciblant une élue marseillaise
Des inscriptions racistes portant la mention « mort aux arabes » ont été découvertes sur la porte du bureau d’Audrey Garino, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et adjointe au maire de Marseille.
Face à cette agression, deux plaintes distinctes ont été déposées pour dénoncer ces actes inacceptables. L’élue concernée a par ailleurs indiqué qu’elle était régulièrement « la cible d’attaques de l’extrême droite » depuis sa prise de fonction.
Pour Audrey Garino, ces inscriptions représentent « une menace de mort, une de plus. Au-delà de l’attaque personnelle, c’est toute notre ville qui est visée par le racisme et la haine, par les amalgames et ces idées immondes ».
Réactions unanimes des responsables politiques locaux
La présidente du Département se mobilise
Martine Vassal, à la tête du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a fermement condamné ces agissements et annoncé des mesures immédiates.
« C’est avec une profonde indignation que j’ai appris la diffusion de messages à caractère raciste, inscrits dans les étages de l’Hôtel du Département. Je condamne fermement ces actes. Le racisme n’a pas sa place dans nos murs et nulle part ailleurs. Je déposerai plainte au nom du Département des Bouches-du-Rhône. »
Le maire de Marseille exprime sa solidarité
Benoît Payan, maire de Marseille, qui avait lui-même été victime de menaces de mort et de messages haineux sur les réseaux sociaux, a tenu à apporter son soutien à sa collègue.
Dans un message public, il a déclaré : « Le racisme décomplexé et les menaces de mort arrivent jusqu’à l’intérieur du @departement13. Nous n’avons pas peur, nous ne nous laisserons pas faire. Marseille est unie, fière et plus forte que la haine. »
Un climat de tension croissante envers les élus
Selon une source proche du cabinet du maire, on assiste à une intensification préoccupante du climat de haine et d’intolérance dans la sphère politique locale.
Audrey Garino a confié à l’AFP qu’un « cran avait été franchi » avec ces « menaces de mort au sein même de l’institution ». Cette escalade interroge sur la sécurité des représentants politiques et l’évolution du débat démocratique.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large où plusieurs élus français font face à des intimidations et menaces, posant la question des mesures à mettre en œuvre pour protéger ceux qui exercent des responsabilités publiques.

Malheureusement c’est le résultat d’une immigration incontrôlée dans notre pays,et le comportement de certains, qui ne respectent rien en France. Ce qu’il y a a craint, c’est que le jour ou cela va péter en France ou en Europe, c’est souvent les bons qui paieront pour les mauvaises personnes. Certains ne feront pas la différence.
Je suis d’accord avec vous. Cela ne peut que mal finir. A force de tout accorder et de tout permettre à des populations étrangères d’Afrique et du Maghreb qui, pour beaucoup, sèment l’insécurité et le chaos, il y a fort à craindre que le jour où les français vont vraiment se fâcher, il y ait des exactions violentes y compris contre ceux qui se tiennent convenablement, malheureusement ! Et ce sont souvent ceux qui ne le méritent pas qui trinquent pour les autres, dans ces cas-là … Nos dirigeants sont responsables de cet état de faits. Ils sont trop laxistes envers ceux qui créent des troubles et trop sévères envers les gens du cru, ce qui provoque obligatoirement la montée de la haine et ce, des deux côtés. Nos dirigeants voudraient inciter à la guerre civile, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement … Ce qui est surprenant, c’est qu’elle n’ait pas déjà eu lieu, au vu de tout ce qui se passe !