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Dans les petites communes, les élus sont souvent en première ligne face aux situations de tension. Dimanche après-midi, ce qui devait être une intervention de routine pour régler un conflit d’occupation de terrain s’est transformé en agression physique pour une édile du Puy-de-Dôme. Un acte de violence qui soulève une nouvelle fois la question de la protection des maires dans l’exercice de leurs fonctions.
Une intervention qui tourne au drame
Anne-Catherine Lafarge, maire de Marsat depuis 2020, s’est déplacée dimanche 30 août dans l’après-midi sur un terrain privé de sa commune. Une habitante venait de la contacter pour signaler une tentative d’installation de caravanes de gens du voyage sur une parcelle déjà occupée.
Comme elle en a l’habitude dans ces circonstances, l’élue s’est rendue seule sur les lieux. Une démarche qu’elle justifie par la réalité du terrain : « Je me suis rendue seule sur place, comme je le fais habituellement. Dans nos petites communes, c’est souvent le cas. Nous sommes seuls pour affronter ce genre de situations », confie-t-elle.
Des menaces suivies de violences physiques
La situation a rapidement dégénéré. Un individu qui tentait de manœuvrer pour pénétrer sur le terrain a commencé à menacer l’élue. D’abord verbalement, puis de manière plus inquiétante.
« Et là, un individu qui essayait de manœuvrer pour entrer sur le terrain a commencé à me menacer. D’abord verbalement, puis physiquement en me montrant son poing. Et lorsque j’ai tourné la tête, d’un coup, il m’a violemment poussée et je suis tombée à terre », raconte Anne-Catherine Lafarge.
L’agression s’est déroulée devant témoins : l’habitante qui avait alerté la maire et un conseiller municipal qui passait par hasard ont assisté à la scène.
Le choc psychologique au-delà des blessures
Physiquement, la maire souffre de douleurs au bras, à l’épaule et à un pouce, sans être grièvement blessée. Mais c’est surtout le traumatisme psychologique qui marque l’élue.
« Et puis il y a le choc psychologique. Je ne m’attendais vraiment pas à cela. J’ai été violentée devant témoins », témoigne-t-elle encore sous le coup de l’émotion.
Anne-Catherine Lafarge souligne le caractère exceptionnel de cette violence : « J’ai eu affaire à un foutraque. Jusqu’à présent, lorsque j’ai eu à discuter avec des gens du voyage, cela s’est toujours bien passé. On sait que ces gens sont souvent sans solution et on essaie de se montrer à l’écoute. Mais là, c’est tout simplement impardonnable ».
Interpellation rapide de l’agresseur
L’édile a immédiatement alerté les forces de l’ordre. Les policiers ont rapidement repéré et interpellé l’individu ailleurs dans la commune.
L’agresseur présumé a été placé en garde à vue ce dimanche soir. Anne-Catherine Lafarge a déposé plainte pour formaliser sa démarche judiciaire.
Une vague de soutien pour l’élue
L’agression a suscité de nombreuses réactions de solidarité. Habitants, élus et la préfète du Puy-de-Dôme ont manifesté leur soutien à la maire de Marsat.
Le groupe d’opposition « Le territoire en commun » de la communauté de communes Riom Limagne et Volcans a publié un communiqué dans lequel il dénonce et « condamne fermement » l’agression.
L’association des maires se mobilise
Flavien Neuvy, président de l’association des maires du Puy-de-Dôme, a annoncé que la structure se constituerait partie civile aux côtés d’Anne-Catherine Lafarge, marquant ainsi l’importance de défendre les élus locaux.

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