
plage_rocheuse_brighton
Une tragédie qui fait écho au passé
Jane Adetoro, âgée de 36 ans, et ses deux cadettes, Christina et Rebecca Walters, respectivement 32 et 31 ans, ont été retrouvées sans vie le 13 mai dernier. Les trois sœurs se sont délibérément jetées dans les eaux glacées de Brighton, dans le sud de l’Angleterre.
Le lieu n’a pas été choisi au hasard. En 2010, leur mère avait elle aussi choisi de se donner la mort par noyade, à quelques kilomètres de là. Un parallèle glaçant qui témoigne de la profondeur du mal-être familial.
Un acte prémédité dans les moindres détails
L’enquête menée par les autorités a révélé une préparation minutieuse. Deux jours avant leur disparition, les trois femmes s’étaient rendues à Birmingham, près de l’endroit précis où leur mère avait mis fin à ses jours.
La magistrate Penelope Schofield, chargée de l’affaire, a formellement conclu que les sœurs avaient l’intention de se suicider. Plusieurs éléments accablants ont permis d’établir cette certitude.
Des indices révélateurs
Les trois femmes avaient vidé l’intégralité de leurs comptes bancaires avant de partir. Leur appartement avait été entièrement nettoyé, comme pour effacer toute trace de leur existence. Des gestes qui ne laissent aucun doute sur la préméditation de leur acte.
L’examen de l’ordinateur de Christina a mis au jour de nombreuses recherches relatives au suicide. Les enquêteurs ont également établi qu’aucune des trois sœurs ne savait nager, ce qui rendait leur geste d’autant plus irrémédiable.
Une vie marquée par l’isolement
Les témoignages recueillis dressent le portrait de trois femmes vivant en totale réclusion. Leur entourage les décrivait comme « extrêmement discrètes », presque coupées du monde extérieur.
Christina, en particulier, souffrait d’anxiété et de dépression sévère depuis le décès de leur mère. Un traumatisme non surmonté qui semble avoir progressivement contaminé ses deux sœurs, créant une spirale mortifère dont elles n’ont pas su s’extraire.
La nuit du drame
Dans la nuit du 13 mai, malgré des conditions maritimes défavorables, les trois femmes sont entrées dans l’eau froide. Elles ont disparu ensemble, liées par un destin qu’elles avaient choisi de partager jusqu’au bout.
La douleur d’un père anéanti
Joseph Jacobson, le père des trois victimes, a fait part de son immense chagrin devant le tribunal. Dans une déposition lue publiquement, il a exprimé sa douleur de perdre ses trois filles d’un seul coup.
Après avoir survécu au suicide de sa compagne seize ans plus tôt, cet homme se retrouve aujourd’hui privé de l’intégralité de sa descendance, emportée par le même mal qui avait déjà détruit leur mère.
