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Le drame s’est produit dans la commune de Matoury, en périphérie de Cayenne. Un petit garçon de 7 ans a perdu la vie après avoir été abandonné involontairement dans un bus de ramassage scolaire, rentré à son dépôt. Cette tragédie soulève de graves questions sur les protocoles de sécurité du transport scolaire.
Une tragédie évitable dans un village de Guyane
L’enfant résidait à Sainte-Rose-de-Lima, un village de la commune de Matoury. Scolarisé dans une école élémentaire du bourg, le petit garçon empruntait quotidiennement le car pour se rendre en classe.
C’est après le retour du véhicule à son point de stationnement que son corps sans vie a été découvert. Les circonstances précises du décès n’ont pas été communiquées par les autorités à ce stade.
Des dysfonctionnements multiples pointés du doigt
Sandra Trochimara, présidente de la Communauté d’agglomération du centre littoral (CACL), a reconnu l’existence de défaillances graves. « Nous avons constaté une série de dysfonctionnements », a-t-elle déclaré.
Parmi les anomalies relevées, l’absence du système de badge habituel sur le véhicule utilisé ce jour-là. Un changement d’autobus avait en effet été effectué, privant le transport de ce dispositif de contrôle.
Pourtant, des accompagnateurs sont normalement présents à bord pour superviser et effectuer le comptage des enfants transportés.
Un précédent alarmant révélé
Isabelle Patient, directrice Habitat, aménagement et mobilité à la CACL, a fait une révélation troublante. « Ce n’est pas la première fois qu’un enfant est oublié dans un car scolaire, mais c’est la première fois que cela se solde par un décès », a-t-elle confié.
Cette déclaration soulève des interrogations sur la fréquence de tels incidents et sur l’efficacité des mesures préventives jusqu’alors mises en place.
Mesures d’urgence et enquête en cours
Face à la gravité de la situation, des mesures conservatoires immédiates ont été adoptées. La prestation sur cette ligne de transport scolaire a été suspendue.
L’établissement scolaire fréquenté par la victime restera ouvert. Un dispositif d’accompagnement psychologique sera déployé pour soutenir les élèves et les personnels affectés par ce drame.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités dans cette tragédie qui aurait pu être évitée.
