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Alors que les contours d’éventuelles négociations de paix en Ukraine se dessinent, l’Union européenne se trouve confrontée à un défi de taille : trouver un interlocuteur crédible capable de dialoguer avec Moscou. Entre méfiance du Kremlin et divisions internes, les Vingt-Sept peinent à s’imposer dans les discussions qui s’annoncent.
Le risque d’une Europe mise à l’écart
Les chancelleries du Vieux Continent redoutent désormais d’être exclues des futures négociations concernant le conflit ukrainien. Cette crainte s’intensifie face aux contacts diplomatiques qui se multiplient sans participation européenne directe.
Une éventuelle rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine pourrait se tenir en Chine les 18 et 19 novembre. Par ailleurs, une trilatérale entre négociateurs ukrainiens, russes et américains a été annoncée à Abou Dhabi, sans qu’aucun représentant européen officiel n’y soit convié.
Le mépris affiché du Kremlin envers Bruxelles
Le président tchèque Petr Pavel a mis les pieds dans le plat en déclarant : « Le président Poutine méprise l’Union européenne en tant qu’autorité. » Une analyse qui reflète la réalité des relations glaciales entre Moscou et les institutions européennes.
Le maître du Kremlin refuse catégoriquement tout contact avec Ursula von der Leyen ou Kaja Kallas. Il a également rompu les communications avec Emmanuel Macron et d’autres dirigeants européens, manifestant ainsi son dédain pour les canaux diplomatiques traditionnels de l’UE.
Un consensus introuvable parmi les Vingt-Sept
L’Union européenne se heurte à une difficulté majeure : désigner une personnalité consensuelle capable de porter la voix du continent face à Vladimir Poutine. Les divisions internes compliquent cette mission déjà délicate.
Antonio Costa, président du Conseil européen, estime qu’il n’est pas opportun de reprendre contact avec le dirigeant russe pour l’instant. Toutefois, son homologue tchèque plaide pour l’identification rapide d’une personne mandatée pour s’exprimer au nom de l’Europe.
La piste embarrassante de Gerhard Schröder
Vladimir Poutine a fait savoir sa préférence pour un interlocuteur bien particulier : Gerhard Schröder, qu’il considère comme son « vieil ami ». L’ancien chancelier allemand entretient des liens étroits avec le pouvoir politico-économique russe, ce qui pose problème.
Cette suggestion a provoqué une réaction négative immédiate tant à Berlin qu’à Bruxelles, où les relations troubles de Schröder avec Moscou sont perçues comme incompatibles avec une représentation crédible des intérêts européens.
