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La justice suit son cours après des menaces proférées à l’encontre d’une élue européenne. Un dossier qui soulève des questions sur la protection des représentants politiques et la montée des intimidations dans le débat public.
Un homme comparaîtra devant la justice pour menaces
Le tribunal correctionnel de Cahors examinera le 15 janvier prochain le cas d’un individu accusé d’avoir menacé de mort Rima Hassan, députée européenne du mouvement La France Insoumise. L’affaire avait débuté le 14 octobre dernier, lorsque le mis en cause avait été placé en garde à vue.
Les charges retenues contre lui portent sur des menaces de mort ou d’atteinte aux biens considérées comme dangereuses pour les personnes, visant spécifiquement un élu de la République. Lors de sa garde à vue, l’homme a admis les faits qui lui sont reprochés et exprimé des regrets.
Une démarche de dialogue initiée par l’élue
Dans une approche inhabituelle, Rima Hassan a choisi d’entrer en contact téléphonique avec son agresseur présumé. Au cours de cet échange, l’eurodéputée a découvert un profil différent de celui qu’elle imaginait : celui d’un père de famille marié, qu’elle a qualifié de sensible malgré la gravité de son acte.
Cette initiative s’inscrit dans la vision de l’élue, qui privilégie la confrontation directe comme moyen de combattre les idées d’extrême droite et de désamorcer les tensions.
L’intervention du parquet spécialisé
L’affaire a d’abord été prise en charge par le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), qui a ouvert une enquête pour menaces de mort. Le dossier a ensuite été transféré au parquet de Cahors pour le suivi de la procédure.
Clara Ribeiro, procureure de la République de Cahors, a confirmé officiellement les faits ainsi que les regrets manifestés par l’accusé durant son audition.
La position de la défense de l’eurodéputée
Vincent Brengarth, conseil juridique de Rima Hassan, a insisté sur la nécessité d’une réponse ferme de l’autorité judiciaire. Selon lui, cette réaction est indispensable pour éviter que ne s’installe un sentiment d’impunité face à ce type d’agissements.
L’avocat a également fait état des excuses présentées par le prévenu, témoignant d’une prise de conscience de la gravité de ses actes. Le jugement à venir devra trancher entre la reconnaissance des faits et la sanction appropriée.

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