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Près d’une décennie après la nuit tragique du 13 novembre 2015, une blessure persiste au sein des forces de l’ordre. Les membres de la brigade anti-criminalité du 11ᵉ arrondissement de Paris estiment que leur courage face aux terroristes du Bataclan n’a pas été reconnu à sa juste valeur. Leur frustration s’exprime aujourd’hui publiquement, à quelques mois du dixième anniversaire de cette attaque meurtrière.
Un sentiment d’injustice tenace
Les fonctionnaires de la BAC 75N ont été parmi les premiers à pénétrer dans la salle de concert ce soir-là. Leur mission : secourir les victimes et neutraliser les assaillants dans un chaos indescriptible. Pourtant, aucune décoration prestigieuse comme la Légion d’honneur ne leur a été attribuée.
Alain Giraud, ancien membre de cette unité aujourd’hui retraité, a fait part de son amertume sur les ondes de RTL. Il a souligné le contraste avec certaines personnalités du monde du spectacle ou du sport, généreusement honorées pour des actions jugées moins périlleuses.
Des médailles, mais pas les plus prestigieuses
Dans les semaines qui ont suivi les attentats, la plupart des intervenants ont effectivement reçu une distinction : la médaille de la sécurité intérieure. Cette reconnaissance, bien que symbolique, n’équivaut pas aux ordres nationaux qui marquent l’histoire.
Pour les policiers concernés, cette différence de traitement constitue une forme de dévalorisation de leur engagement. Ils estiment avoir risqué leur vie dans des circonstances exceptionnelles, méritant une reconnaissance à la hauteur de leur sacrifice.
Laurent Nunez annonce une procédure en cours
Face à cette polémique, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a tenu à apporter des précisions. Il a d’abord salué le professionnalisme et le courage des membres de la BAC 75N lors de cette intervention historique.
Le ministre a révélé qu’une procédure de décoration pour les ordres nationaux était actuellement à l’étude. Cette démarche bénéficie du soutien direct du président de la République, signe de l’importance accordée à ce dossier au plus haut niveau de l’État.
Un examen minutieux nécessaire
Nunez a expliqué qu’une évaluation détaillée des rôles individuels durant cette soirée dramatique devait être menée. Ce travail d’analyse vise à identifier précisément les actions de chaque intervenant pour attribuer les distinctions de manière équitable.
Le ministre a assuré que le dossier restait actif et que les autorités entendaient le finaliser avant les commémorations du dixième anniversaire. Une manière de clore symboliquement cette page douloureuse en rendant justice aux héros de l’ombre.
Une reconnaissance attendue depuis trop longtemps
Pour les policiers de la BAC 75N, chaque année qui passe sans reconnaissance officielle ravive la déception. Leur combat n’est pas uniquement personnel : il interroge la manière dont la République honore ceux qui la défendent dans les moments les plus sombres.
L’issue de cette affaire sera scrutée avec attention, tant par les forces de l’ordre que par l’opinion publique. Elle pourrait constituer un précédent dans la façon dont les actes de bravoure exceptionnels sont récompensés en France.

Bien sur qu,ils la méritent, ils ne devraient même pas y avoir de débats, comme tout les policiers d’ailleurs qui sont intervenus, en risquant leurs vies, pour sauver des innocents. Elle est attribué tout les ans à des personnes qui ne sont connues, que de leurs mère et de leur père et quelques voisins,ou proches du pouvoir.
Il faudrait qu’il existe aussi une médaille en chocolat empoisonnée au plus mauvais président de la république cela serait bcp plus méritée…..
Il paraît normal d’attribuer cet honneur à des héros qui se sont distingués par leur bravoure et leur courage, par contre, je ne vois pas l’intérêt de décerner cette légion d’honneur à des artistes qui n’ont d’autre mérite que d’être bien vu du dirigeant en place …. C’est dénaturer la valeur de cette distinction.