
Anne Hidalgo, maire de Paris ©Wikimedia Commons
L’avenir politique de la capitale française s’annonce mouvementé. Entre accusations de corruption, sondages prometteurs et polémiques sur des notes de frais, la bataille pour l’Hôtel de Ville de Paris en 2026 commence déjà à prendre une tournure dramatique avec des protagonistes bien décidés à ne pas s’épargner.
Des accusations « lourdes » contre la ministre de la Culture
La maire de Paris n’a pas mâché ses mots concernant sa rivale politique. Anne Hidalgo estime que les poursuites judiciaires visant Rachida Dati auront un impact déterminant sur l’élection municipale de 2026. La ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement devra comparaître devant le tribunal correctionnel en septembre 2026 pour des accusations de corruption et trafic d’influence.
« D’un point de vue moral, ça fait longtemps qu’elle aurait dû abandonner son mandat », a déclaré la maire de Paris au sujet de Rachida Dati.
L’actuelle ministre est soupçonnée d’avoir perçu de manière irrégulière près de 900 000 euros d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan, des faits qu’elle conteste fermement. Mais pour Anne Hidalgo, la gravité des accusations devrait déjà avoir des conséquences.
« Quand on est concerné par des affaires aussi lourdes, on prend ses responsabilités », poursuit-elle sans détour, ajoutant qu’elle n’imagine « pas une seconde » que Rachida Dati puisse lui succéder à la tête de la capitale, car elle « risque une peine très lourde » et pourrait être démise de ses fonctions.
Municipales 2026 : les cartes sont rebattues
Les sondages favorables à Dati malgré tout
Un récent sondage Ifop place pourtant Rachida Dati en tête des intentions de vote au premier tour des élections municipales prévues en mars 2026. Une position de force qui intervient alors qu’Anne Hidalgo a confirmé qu’elle ne briguerait pas un troisième mandat.
Dans cette enquête, Emmanuel Grégoire, ancien bras droit d’Hidalgo, devance le candidat du Parti Socialiste. Une situation qui n’a pas empêché la maire sortante d’affirmer qu’elle voterait « pour le candidat de la gauche » en mars prochain, qui « bien sûr peut être Emmanuel Grégoire ».
L’alliance souhaitée par Hidalgo
Si Anne Hidalgo ne sera plus candidate, elle compte bien peser dans la campagne. Elle appelle de ses vœux une union entre les socialistes et les écologistes menés par David Belliard, et a promis de soutenir cette alliance.
Cette position marque un revirement, puisqu’avant la primaire, la maire avait fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas son ancien dauphin dans sa campagne. L’heure semble désormais à l’union des forces progressistes face à la menace d’une victoire de Rachida Dati.
Polémiques parallèles sur les notes de frais
Dans ce contexte électoral qui s’échauffe, Anne Hidalgo fait elle-même face à des controverses. L’association Transparence citoyenne l’a récemment épinglée concernant ses notes de frais de représentation.
La maire de Paris s’est défendue en soulignant que « beaucoup d’élus » disposaient également de telles indemnités sans avoir pourtant « fait l’objet de polémiques ». Elle dénonce un « harcèlement permanent » dont elle dit être victime depuis son élection.
« Je respecte les lois de la République et le cadre qui est fixé pour mon mandat », a-t-elle affirmé, rejetant les accusations qui pèsent contre elle.
À dix-huit mois des élections municipales, la bataille pour Paris s’annonce donc particulièrement intense, avec des enjeux judiciaires qui viennent s’ajouter aux traditionnelles joutes politiques.

Quelle des deux a « le cul le pus propre » …..
Je ne suis pas parisien et Paris est un peu trop nombriliste
La France c’est autre chose…
Quand on veut donner des leçons aux gens, il faut avoir le cul propre, Madame Hidalgo.