
Crédit image @copie écran émission 4V Bally Bagayoko
Un vote municipal qui suscite la controverse. Lors d’une séance du conseil municipal en septembre dernier, une élue de premier plan a choisi de ne pas se prononcer sur un texte relatif à la protection des jeunes filles contre les mutilations génitales. Une position qui interroge sur les motivations réelles derrière cette neutralité affichée.
Une abstention qui fait débat
Le 24 septembre, Bally Bagayoko, maire insoumise de Saint-Denis, a préféré s’abstenir plutôt que de voter favorablement sur un vœu destiné à protéger les victimes de mutilations sexuelles. Une décision prise en plein conseil municipal qui n’a pas manqué de faire réagir.
Malgré cette abstention, le texte a tout de même été adopté grâce aux voix de l’opposition. La majorité municipale, bien qu’engagée dans la lutte contre l’excision selon ses déclarations, a donc choisi de rester en retrait sur ce vote symbolique.
Les arguments avancés par l’édile
L’équipe municipale justifie sa position par des réserves techniques concernant la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles mentionnée dans le vœu. Selon elle, le texte législatif aurait subi des modifications importantes en commission parlementaire.
La crainte d’une évolution du texte sous l’influence d’amendements provenant de la droite et de l’extrême droite a pesé dans la balance. Bally Bagayoko ne souhaitait pas accorder un « blanc-seing » à un dispositif législatif dont le contenu final demeure incertain.
Un désaccord sur la forme du vœu
La majorité municipale avait demandé le retrait de la référence à la loi intégrale VSS du texte soumis au vote. Face au refus de l’opposition de modifier cette mention, l’abstention est apparue comme la seule issue possible pour l’édile et son équipe.
Polémique et clarifications
Dans un communiqué diffusé ultérieurement, l’entourage de la maire a dénoncé des « polémiques politiciennes » autour de ce vote. Le texte réaffirme l’engagement sans faille de Bally Bagayoko dans le combat contre l’excision.
Cette prise de position vise à distinguer les réserves exprimées sur un texte législatif en construction de la détermination affichée sur le terrain pour lutter contre ces pratiques mutilantes qui touchent encore des milliers de jeunes filles.
L’épisode illustre les tensions qui peuvent exister entre les ambitions affichées en matière de protection de l’enfance et les considérations stratégiques ou politiques qui guident certains votes en assemblée.
