
Bruno Retailleau ©Capture d'écran CNews
Quelques mois après avoir claqué la porte des Républicains, David Lisnard ne désarme pas. Le maire de Cannes, qui a officialisé ses ambitions présidentielles, souhaite désormais imposer sa vision d’une droite unie et renouvelée. Sa cible : le mode de désignation du candidat LR pour 2027.
L’édile cannois multiplie les sorties médiatiques pour promouvoir une alternative démocratique au sein de la droite française. Une stratégie qui contraste avec la ligne actuelle du parti qu’il a quitté en avril dernier.
Une rupture consommée avec Les Républicains
C’est au printemps dernier que David Lisnard a rompu avec le parti LR, après des tensions croissantes avec Bruno Retailleau. Cette séparation marque un tournant dans son parcours politique.
Parmi les points de friction : la participation de ministres républicains au gouvernement et les modalités de sélection du futur candidat présidentiel. Des divergences qui ont conduit le maire de Cannes à tracer sa propre route.
Un appel à la primaire ouverte
Face aux micros de Sud Radio, David Lisnard n’a pas mâché ses mots concernant son ancien parti. Il plaide pour une compétition ouverte à l’ensemble de la droite, de l’UDI jusqu’à Reconquête.
L’objectif affiché : permettre une comparaison des programmes et des bilans dans une démarche transparente. Une proposition qui vise à redonner la parole aux électeurs de droite.
Un message direct à Bruno Retailleau
Le maire de Cannes s’est montré particulièrement incisif envers le président des Républicains. Selon lui, une primaire pourrait constituer « la seule chance pour Retailleau de gagner », avant d’ajouter : « C’est mal barré autrement ».
Une sortie qui témoigne de la profondeur du fossé désormais établi entre les deux hommes politiques.
Une opposition frontale sur la méthode
Bruno Retailleau refuse catégoriquement l’idée d’une primaire. Il dispose du soutien de 73,8% des adhérents LR, une légitimité interne qu’il compte bien faire valoir.
Cette posture oppose deux conceptions de la légitimité : celle des militants du parti contre celle, plus large, des électeurs de droite.
L’urgence selon Lisnard
Le temps presse, selon le candidat déclaré. Il alerte sur les risques d’une stratégie d’attentisme : « Il faudrait aller assez vite, autrement il va y avoir une sorte de darwinisme, de sélection ».
Cette mise en garde suggère que l’absence de processus démocratique pourrait affaiblir la droite face aux échéances électorales de 2027. Un avertissement qui s’adresse autant à ses anciens compagnons de route qu’aux autres formations politiques concernées.
