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Les organisations syndicales ne désarment pas. Après deux premières journées de mobilisation en octobre, elles lancent un nouvel appel à la grève intersectorielle. L’objectif : faire plier le gouvernement sur plusieurs dossiers jugés cruciaux pour le pouvoir d’achat et les services publics.
Un mouvement de contestation qui s’intensifie
Cette troisième journée d’action s’inscrit dans la continuité des mobilisations du 17 et du 24 octobre. Les syndicats entendent renforcer la pression sur l’exécutif en élargissant le front de la contestation.
La stratégie syndicale vise à démontrer l’ampleur du mécontentement social à travers une grève touchant simultanément de nombreux secteurs d’activité. L’enjeu : contraindre les pouvoirs publics à ouvrir des négociations.
Les enseignants en première ligne
Le monde de l’éducation se mobilise massivement. Le Snes-FSU et la FSU-SNUipp ont lancé un appel à une grève d’envergure dans l’enseignement public.
Fait notable : l’enseignement privé sous contrat rejoint également le mouvement. La Fep-CFDT, le SNEPL-CFTC, le SNPEFP-CGT et le SYNEP CFE-CGC pointent du doigt l’insuffisance des rémunérations dans le secteur.
Des revendications axées sur le pouvoir d’achat
Les organisations syndicales portent un ensemble de demandes touchant directement le portefeuille des Français. Parmi elles : l’ouverture immédiate de négociations pour augmenter les salaires et garantir l’égalité salariale entre femmes et hommes.
Les retraités ne sont pas oubliés avec une demande de revalorisation des pensions. Les syndicats réclament également une hausse du SMIC et des aides sociales, ainsi qu’une augmentation de la valeur du point d’indice pour les fonctionnaires.
Justice fiscale et redistribution
Le volet fiscal occupe une place centrale dans les revendications. Les syndicats exigent des mesures concernant les patrimoines, les héritages et les dividendes pour une meilleure redistribution des richesses.
Les transports ferroviaires également mobilisés
Les principaux syndicats de la SNCF font front commun. La CGT-Cheminots, l’Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT-Cheminots appellent conjointement à la grève.
Leur objectif : obtenir de meilleures conditions sociales, tant sur le plan professionnel que dans la vie quotidienne des agents ferroviaires.
Le secteur de la santé répond présent
La Fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale a lancé un appel à cesser le travail. Elle est rejointe par la Fédération CFTC Santé Sociaux.
Ces organisations demandent une amélioration substantielle des rémunérations et des conditions de travail dans un secteur sous tension permanente.
Fonction publique et télécoms s’ajoutent au mouvement
Plusieurs syndicats de la fonction publique participent à cette journée d’action. La CFDT Fonctions publiques, présente dans les trois versants (État, territoriale, hospitalière), ainsi que l’UFSE-CGT ont appelé leurs adhérents à se mobiliser.
Dans les activités postales et les télécommunications, la FAPT-CGT mobilise les salariés de La Poste, Orange, SFR et Chronopost. Les griefs portent sur les salaires jugés insuffisants, la suppression d’emplois et la dégradation des conditions de travail.
Un renforcement des services publics réclamé
Au-delà des questions salariales, les syndicats insistent sur la nécessité d’augmenter les moyens alloués aux services publics. Cette demande traverse l’ensemble des secteurs mobilisés.
La préservation de l’emploi et de l’industrie figure également parmi les priorités affichées par les organisations syndicales pour cette journée du 5 novembre.
