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Un terrain agricole de Guérande a été le théâtre d’un affrontement inédit entre les autorités et plusieurs centaines de gens du voyage. Cette occupation massive, qui fait suite à une expulsion en Vendée, déclenche une vive polémique et mobilise jusqu’aux plus hautes sphères politiques nationales.
Une installation massive après une expulsion en Vendée
Pas moins de 280 caravanes ont pris place sur une parcelle agricole de Guérande, en Loire-Atlantique. Ce déploiement massif intervient juste après l’évacuation des gens du voyage de la commune de Givrand, en Vendée, réalisée le vendredi 24 juillet dernier.
Le face-à-face entre les occupants et les forces de l’ordre a duré neuf heures durant. La préfecture et la gendarmerie ont tenté d’empêcher cette installation illégale sur le territoire guérandais, mais les autorités ont finalement capitulé face à la situation.
La colère du maire face au manque de concertation
Nicolas Criaud, maire de Guérande affilié à Horizons, ne cache pas son indignation. L’élu local déplore avant tout de ne pas avoir été consulté avant cette décision qui impacte directement sa commune.
Sur Facebook, le maire a exprimé son incompréhension : « Comment peut-on demander à un maire de soutenir une opération d’une telle ampleur, de faire accepter à toute une population des heures de blocages, de mobiliser des moyens considérables… pour finalement prendre une décision aussi lourde de conséquences dans son dos ? Je réprouve totalement ce choix ».
Une demande d’évacuation immédiate
Nicolas Criaud ne s’arrête pas à ce constat. Il exige l’expulsion immédiate de cette installation sauvage et attend de l’État une réaction ferme et cohérente.
L’édile réclame de l’administration centrale « qu’il assume enfin une ligne claire, cohérente et respectueuse des élus locaux comme des habitants ». Son grand regret et sa colère reflètent un sentiment d’abandon face à une situation qu’il juge intenable.
Un soutien politique national unanime
Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle de 2027 et maire du Havre, s’est rapidement positionné aux côtés de son collègue guérandais. Il qualifie la situation d’insupportable.
L’ancien Premier ministre a déclaré : « C’est insupportable. Il est inacceptable que des occupations sauvages et irrégulières paralysent une commune. La loi doit protéger ceux qui la respectent, pas ceux qui s’en affranchissent. »
Gabriel Attal promet des mesures concrètes
Autre candidat à la présidentielle, Gabriel Attal a également manifesté son soutien avec des mots sans équivoque : « Ça suffit ».
Il poursuit : « Personne n’est au-dessus des lois. Et partout en France, des maires sont confrontés à ce scandale des installations illégales. Ce qu’ils vivent n’est pas acceptable. Je veux que ça change. L’impuissance publique n’est pas une fatalité. »
Le candidat souhaite accorder de vrais leviers d’action aux maires pour leur permettre d’expulser les campements sauvages. Il s’engage à présenter très prochainement des propositions concrètes pour mettre un terme à cette impuissance des édiles locaux.
