
Mathilde Panot ©Alamy
La cheffe de file des députés insoumis monte au créneau contre les grandes fortunes françaises. Dans une prise de position radicale, elle dénonce une rupture du pacte social et réclame des mesures fiscales sans précédent pour rétablir l’égalité.
Une attaque frontale contre les grandes fortunes
Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a lancé une offensive virulente contre les plus fortunés du pays. Selon elle, ces derniers « ont décidé de faire sécession » et ne contribuent « plus à la solidarité nationale ».
La députée va jusqu’à réclamer de les « interdire », reprenant ainsi la ligne défendue par Manon Aubry, eurodéputée LFI, qui souhaite elle aussi « interdire les milliardaires », les qualifiant de « nuisibles ».
Des chiffres qui alimentent la colère sociale
Pour étayer son propos, la responsable politique brandit des statistiques alarmantes. Elle rappelle que 11 millions de Français survivent actuellement sous le seuil de pauvreté.
Parallèlement, un paradoxe fiscal choque : 13 000 millionnaires échappent totalement à l’impôt sur le revenu, selon ses déclarations.
La fortune des super-riches a explosé
Mathilde Panot pointe du doigt une explosion des inégalités patrimoniales. Les 500 personnes les plus fortunées ont vu leur richesse doubler en l’espace d’une décennie.
Le mythe du self-made man écorné
La présidente du groupe parlementaire s’attaque frontalement à l’idée du mérite individuel. « La plupart des riches n’ont pas mérité d’être milliardaires », assène-t-elle sans détour.
Selon son analyse, il s’agit avant tout de « super héritiers » qui doivent leur fortune à une simple naissance privilégiée plutôt qu’à leur travail personnel.
Une proposition fiscale radicale sur les successions
Face à ce constat, La France insoumise défend une mesure choc : taxer à 100% tous les héritages dépassant le seuil de 12 millions d’euros.
Cette proposition vise à empêcher la concentration excessive du capital entre quelques mains et à financer les politiques sociales.
Un impôt différentiel en cas d’exil fiscal
Anticipant une éventuelle fuite des plus fortunés, le mouvement insoumis prévoit déjà une riposte. En cas de départ à l’étranger, LFI envisage de les « rechercher pour faire un impôt différentiel ».
La précarité tue : un constat glaçant
Pour justifier l’urgence de sa démarche, Mathilde Panot rappelle la dimension dramatique de la pauvreté en France. Elle évoque les 960 personnes décédées dans la rue en 2025.
Parmi ces victimes de l’exclusion figure même un nourrisson de 11 jours, symbole glaçant d’un système social défaillant selon l’élue.
