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Les manifestations marquées par des violences et des dégradations vont-elles désormais coûter cher aux auteurs de ces actes ? Un texte controversé arrive prochainement devant les sénateurs, destiné à faire payer les responsables de destructions lors de rassemblements publics. Une mesure qui divise profondément le monde politique.
Un examen parlementaire prévu fin octobre
Le 27 octobre prochain, la Haute Assemblée se penchera sur cette proposition législative très attendue. Le texte intervient dans un contexte particulier, après plusieurs épisodes de blocages et de vandalismes survenus lors de mobilisations lycéennes récentes.
L’ambition affichée est claire : éviter que l’argent public serve à réparer les dommages provoqués par des participants violents lors de mouvements sociaux.
Des sanctions financières inédites sur les prestations sociales
La particularité du dispositif réside dans son caractère radical. Les amendes pourront être récupérées directement sur les aides sociales perçues par les condamnés, y compris les allocations liées au logement.
Le projet prévoit une dérogation exceptionnelle au principe d’insaisissabilité des prestations. Concrètement, les dommages et intérêts pourront être prélevés sur les allocations familiales et les APL, à condition de préserver un « reste à vivre » minimal pour les personnes concernées.
Une responsabilité élargie aux participants
Le texte établit un principe de responsabilité collective pour les personnes prenant part à des rassemblements violents. Cette co-responsabilité s’appliquerait notamment après qu’une sommation officielle ait été prononcée par les forces de l’ordre.
Une opposition politique virulente
Du côté de La France insoumise, Mathilde Panot ne mâche pas ses mots. La cheffe des députés insoumis qualifie ce projet d’« arme de répression massive », l’accusant d’inverser l’état de droit et le jugeant potentiellement anticonstitutionnel.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, partage cette lecture critique. Elle dénonce une annonce populiste qui viserait en priorité les familles les plus fragiles économiquement.
Un débat sur la justice sociale et l’ordre public
La proposition soulève des questions fondamentales sur l’équilibre entre maintien de l’ordre et protection sociale. Les détracteurs y voient une mesure punitive frappant des populations déjà vulnérables.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour ce texte qui cristallise les tensions politiques autour de la gestion des manifestations en France.

Ce n’est pas le tout d’écarter les cuisses,et de toucher les allocations
Si après ils ou elles ne sont pas capables de s’occuper correctement de leurs progénitures. Rien de choquant là suppressions des aides, autres solutions aller dans une animalerie prendre des poissons.