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Le débat sur la prostitution en France prend un nouveau tournant. Alors que le pays a définitivement fermé ses maisons de tolérance il y a près de 80 ans, un projet législatif pourrait bouleverser le cadre actuel, ravivant des discussions passionnées sur la régulation du travail du sexe.
Un projet législatif soutenu par le Rassemblement National
Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, s’apprête à faire une proposition controversée. L’élu travaille actuellement sur un texte visant à réintroduire les maisons closes sur le territoire français, près de huit décennies après leur interdiction. Une première version de cette proposition de loi est déjà finalisée.
Ce projet ne représente pas une initiative isolée au sein du parti. Marine Le Pen a d’ores et déjà manifesté son soutien à cette démarche législative qui pourrait transformer radicalement l’approche française de la prostitution.
Une histoire mouvementée de la prostitution en France
De la légalisation à l’interdiction
La réglementation de la prostitution en France a connu plusieurs phases. Les maisons de tolérance ont d’abord été officiellement légalisées le 3 avril 1803, instaurant un système encadré qui a perduré pendant près de 150 ans.
Ce modèle a pris fin le 13 avril 1946 avec l’adoption de la loi Marthe Richard, qui a ordonné la fermeture définitive de ces établissements sur l’ensemble du territoire français.
Le cadre répressif actuel
Depuis 2016, la France a adopté une approche pénalisant les clients. Les personnes qui achètent des services sexuels s’exposent à des sanctions particulièrement sévères : jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Une réalité préoccupante derrière le débat
Jean-Philippe Tanguy justifie sa démarche par les conditions alarmantes dans lesquelles s’exerce la prostitution aujourd’hui. Le député dénonce la précarité extrême et les violences quotidiennes subies par les travailleuses du sexe.
Les chiffres officiels de 2024 confirment cette situation inquiétante : 1 579 victimes liées au proxénétisme ont été recensées, dont plus d’un tiers (659) sont mineures.
Des approches alternatives au sein de l’hémicycle
Le député RN n’est pas le seul à vouloir faire évoluer la législation actuelle. En octobre 2024, Philippe Juvin, député Les Républicains, a également déposé une proposition de loi, mais avec une approche différente. Son texte vise à sécuriser les droits des personnes se prostituant sans nécessairement revenir au modèle des maisons closes.
Ces initiatives parallèles témoignent d’une volonté partagée de repenser un cadre légal qui, selon ses détracteurs, n’a pas réussi à protéger les personnes concernées ni à endiguer les réseaux criminels qui prospèrent dans ce secteur.

Travail aux noirs, tout ne doit pas être déclaré, comme dans beaucoup de métiers.
Bonjour tout le monde,
je pense que c’est une bonne idée, il y aurait peut etre moins d’agressions envers les femmes.
Je trouve qu’ils ont raison car quand on voit le bordel que cela implique dans les rues avec le bruit et la saleté aussi cela est bcp plus propre que de faire cela dehors dans des conditions hygiéniques déplorables dans la nature et je ne comprend pas qu’ils ne l’ont pas proposé bien avant….
je pense plutôt à une protection des personnes, physiquement et médicalement ainsi que des suivis sanitaires. Effectivement, toute personne qui gagne de l’argent doit être taxée, je ne vois pas pourquoi faire échapper certains revenus sans qu’il n’y ait de raisons ou d’arguments……
Je pense plutôt à un suivi médical et des obligations sanitaires, en sus d’une protection des personnes
Les bordels existent dans plusieurs pays d’Europe, c’est pas vraiment un scoop que propose Tanguy !!
Sans doute, donc d’après vous il faudrait ne pas vouloir avancer ? je ne comprends pas à part être négatif sur toute remise en cause nécessaire….ou parceque la réaction n’est qu’affective par rapport à celui qui propose cette nécessaire évolution…..
En europe peut-être sauf la France, c’est pour dire comme nous sommes peu évolués aussi le RN a bien raison de le proposer et je trouve bizarre que aucun gvt ne l’ai proposé bien avant, c’est une mesure bien plus décente et adaptée sur tous les points de vue….
Si c’est pour protéger les femmes, pourquoi pas ?, il suffit de demander aux intéressées. Si les maisons closes servent de pointeuse, pour les taxer niveau impôts ,je ne suis pas sûr qu’elle vont accepter.
Et pourquoi elles ne plairaient pas d’impôts ? Si elles travaillent, alors comme tout le monde elles doivent être taxées.