
Marine Le Pen @alamy
La présidente du Rassemblement national dévoile un projet politique ambitieux porté par des consultations populaires. Au cœur de son programme : des mesures radicales contre l’islamisme et une refonte de la politique migratoire qui pourraient bouleverser le paysage juridique français.
Deux consultations nationales au programme
Marine Le Pen entend soumettre aux Français deux référendums majeurs. Le premier porterait sur l’immigration, une consultation qu’elle juge constitutionnellement nécessaire pour mettre en œuvre son programme.
Le second référendum viserait directement les idéologies islamistes. Cette consultation aborderait des thématiques sensibles comme le contrôle des financements des mosquées, l’encadrement des imams et l’interdiction des Frères musulmans sur le territoire national.
L’ancienne candidate à l’élection présidentielle ne propose toutefois aucun calendrier précis pour organiser ces scrutins populaires.
L’interdiction du voile au cœur du dispositif
Une mise en œuvre par décret
La dirigante d’extrême droite prévoit une application immédiate et progressive de l’interdiction du port du voile. Cette mesure serait instaurée par décret dès l’issue du référendum, sans attendre de délai supplémentaire.
Des espaces ciblés prioritairement
Les universités, les sorties scolaires et l’ensemble des bâtiments publics seraient concernés par cette prohibition. Une extension qui marquerait un durcissement significatif de la législation actuelle sur les signes religieux.
Dans une formule lapidaire, Marine Le Pen a déclaré : « L’idéologie c’est pas moi, l’idéologie c’est le voile… »
Un projet qui défie les garde-fous constitutionnels
Le programme imaginé par la cheffe du RN risque de se heurter à d’importantes difficultés juridiques. Le Conseil constitutionnel pourrait invalider plusieurs de ces propositions pour non-conformité avec les principes fondamentaux de la République.
Face à cette perspective, Marine Le Pen adopte une posture offensive. Elle conteste la légitimité du Conseil constitutionnel à faire barrage à la volonté populaire, refusant qu’il incarne un contre-pouvoir face au peuple.
L’invocation du gaullisme
Pour justifier son recours massif au référendum, la responsable politique invoque l’héritage du général de Gaulle. Elle martèle que la souveraineté nationale doit s’exercer directement par la consultation des citoyens.
Entre fermeté budgétaire et pragmatisme politique
Sur le terrain économique, Marine Le Pen adopte un positionnement nuancé. Elle se dit prête à censurer le gouvernement, mais refuse d’aggraver la situation financière déjà fragile du pays.
La députée du Pas-de-Calais n’exclut pas de s’opposer au budget gouvernemental. Elle reconnaît néanmoins qu’un budget imparfait reste préférable à l’absence totale de texte budgétaire, offrant ainsi une marge de manœuvre pour d’éventuelles modifications ultérieures.

Elle a parfaitement raison ! C’est ça, la démocratie ! C’est au peuple de décider ce qui lui convient et non à des gens qui, une fois élus, n’en font qu’à leur tête, sans plus se préoccuper de la volonté de ceux qui leur ont apporté leurs voix. Et quant au Conseil Constitutionnel, ce n’est pas le peuple qui l’a élu, ce sont les socialos qui l’ont mis en place en nommant leurs petits copains pour verrouiller le tout et imposer leur dictature. Donc, rien à faire de ce conseil, de même que de la cour européenne que nous n’avons pas d’avantage élue.