
Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur ©Capture d'écran LCP
L’Assemblée nationale a adopté ce mardi après-midi, par 436 voix contre 75, une proposition de loi sénatoriale visant à renforcer la lutte contre le narcotrafic en France. Ce texte, porté par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, et le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a bénéficié d’un large soutien, notamment des groupes macronistes, des Républicains, du Rassemblement National, de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI), ainsi que des socialistes et du groupe Libertés et Territoires (LIOT). Selon nos confrères de la chaîne parlementaire LCP, seuls les députés de La France Insoumise ont voté contre, tandis qu’une majorité d’écologistes et de communistes se sont abstenus.
De nouveaux dispositifs pour mieux armer la justice contre ce fléau
Le texte prévoit la création d’un Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), inspiré du Parquet national antiterroriste (Pnat), qui sera chargé des affaires concernant les trafiquants les plus dangereux. Ce parquet, qui devrait voir le jour en janvier 2026, aura pour mission de coordonner les actions judiciaires contre la criminalité organisée et de centraliser les informations pertinentes. Il s’appuiera sur un état-major dédié, réunissant divers services d’enquête. De plus, la loi instaure un nouveau régime de détention plus strict pour les détenus considérés comme les plus dangereux, limitant notamment l’usage du téléphone et renforçant les mesures de sécurité lors des parloirs. Une autre mesure clé est la création d’un «dossier coffre». Il s’agit d’un procès-verbal distinct inaccessible aux avocats de la défense, destiné à protéger les enquêteurs et les informateurs dans les affaires de criminalité organisée. Toutefois, la disposition initialement prévue permettant aux enquêteurs d’accéder aux messageries chiffrées a été supprimée lors des débats parlementaires. En effet, celle-ci n’était pas assez encadrée pour protéger la confidentialité des échanges entre tous les Français.
Une absence très remarquée de la droite et des macronistes lors des débats
Au cours des discussions, plusieurs députés ont souligné l’absence remarquée des parlementaires macronistes et LR, laissant le RN et la gauche s’affronter sur le sujet. Néanmoins, les avancées permises par cette loi ont été saluées par divers acteurs politiques. Sébastien Huyghe, député Renaissance, a déclaré que cette loi envoie un message clair aux criminels, affirmant que les forces de l’ordre seront présentes partout où ils opèrent. De son côté, Olivier Marleix, député LR, s’est réjoui «de voir enfin une loi utile aux Français». Cette adoption marque une étape significative dans la lutte contre le narcotrafic, dotant les autorités judiciaires et policières de nouveaux outils pour combattre efficacement ce fléau qui ravage la France entière.
Mais quand va t-on dissoudre La France Insoumise, et mettre tous ses adhérents en prison ???
lfi = le fion islamiste ! 🙂 🙂 🙂
Ben tient, rien d’étonnant, lfi soutient leurs principaux fournisseurs de campagne… 🙁