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Une assemblée générale ordinaire sur un campus universitaire parisien a déclenché une crise institutionnelle sans précédent. L’appel aux forces de l’ordre pour évacuer des étudiants et lycéens a provoqué une vague d’indignation qui a finalement coûté son poste au responsable de l’établissement.
Une évacuation policière qui tourne au fiasco
Le 5 octobre dernier, le campus Nation de l’université Sorbonne Nouvelle est devenu le théâtre d’une intervention des forces de l’ordre. Des lycéens et étudiants s’étaient rassemblés pour une assemblée générale sur le site.
La direction de l’établissement a fait le choix de solliciter la police pour procéder à l’évacuation des lieux. Une décision qui a immédiatement suscité une vive contestation au sein de la communauté universitaire.
La colère étudiante face à cette décision
Anne-Edith Fraisseix, secrétaire générale de l’Unef Sorbonne Nouvelle, a vivement réagi : « L’université est censée être un lieu de débat, ouvert, où on peut se mobiliser en sécurité. »
Les étudiants ont rapidement réclamé le départ de Daniel Mouchard-Zay, président de l’université, accompagné d’excuses publiques. La mobilisation s’est intensifiée dans les jours suivant l’intervention.
Le président reconnaît son erreur
Face à la grogne, Daniel Mouchard-Zay a publiquement exprimé ses regrets. « L’intervention des forces de l’ordre pour évacuer le campus Nation lundi 5 octobre a profondément ébranlé notre communauté », a-t-il reconnu.
Le dirigeant s’est déclaré « sincèrement désolé » et a admis que la confiance au sein de l’établissement avait été fragilisée par cet épisode.
Une démission pour apaiser les tensions
Malgré ses excuses, la pression ne s’est pas relâchée. Daniel Mouchard-Zay a finalement annoncé son retrait, qui prendra effet le 11 décembre prochain.
Cette date a été choisie stratégiquement pour ne pas perturber les échéances budgétaires de l’université. Le président sortant souhaite ainsi éviter de compromettre la gestion administrative de l’établissement.
La présidence maintient sa position
Malgré la démission, la présidence a tenu à justifier sa décision initiale. Selon elle, l’appel aux forces de l’ordre « s’imposait » pour garantir la sécurité des biens et des personnes présentes sur le campus.
Cette position n’a toutefois pas suffi à calmer la colère d’une partie importante de la communauté universitaire, qui voit dans cet épisode une atteinte aux libertés académiques.
