
Ruban_Rose_Nature
Chaque année, le mois d’octobre se pare de rose pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Cette mobilisation internationale vise à sauver des vies en encourageant la prévention. Pourtant, cette édition 2023 a été marquée par une polémique inattendue, déclenchée par une figure politique de premier plan.
Une vidéo qui fait scandale
Mathilde Panot, à la tête du groupe parlementaire La France insoumise, a publié une séquence vidéo sur le réseau social X qui a immédiatement suscité la controverse. Dans cette intervention, la députée annonce son refus catégorique d’arborer le célèbre ruban.
Sa justification ? Le cancer serait selon elle une « maladie politique ». Dans sa prise de parole, elle évoque pêle-mêle les insecticides, Israël, le macronisme et les bénéfices des multinationales comme facteurs liés au cancer du sein.
Un appel à la colère plutôt qu’à la solidarité
La présidente du groupe LFI va plus loin en proposant de remplacer l’initiative par un « Octobre colère » plutôt qu’un « Octobre rose ». Cette déclaration transforme radicalement l’esprit d’une campagne pensée comme un moment de solidarité et d’espoir pour les malades.
Une classe politique unanimement choquée
Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, s’est interrogée sur l’absence de retenue de la députée insoumise face à un sujet aussi sensible.
Claire Geronimi, vice-présidente de l’UDR et à l’origine de l’association Éclats de femme, dénonce quant à elle une instrumentalisation politique d’une cause qui devrait transcender les clivages partisans.
Des réactions virulentes tous bords confondus
Aurélien Rousseau, qui a occupé le poste de ministre de la Santé, qualifie cette mise en scène d’« indécente ». Prisca Thevenot, députée des Hauts-de-Seine, regrette amèrement la politisation d’un symbole qui incarne avant tout la solidarité.
Même Marine Le Pen est montée au créneau, affirmant que l’obsession de Mathilde Panot pour Israël dissimulerait un antisémitisme latent.
Les internautes rétablissent la vérité historique
Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs ont tenu à rappeler les origines authentiques du ruban rose. Contrairement aux sous-entendus de la députée, ce symbole n’est pas une création marketing d’une firme multinationale.
Le ruban a été imaginé en 1992 par Alexandra Penney et Evelyn Lauder, dans un objectif clair : créer un emblème universel de sensibilisation à cette maladie qui touche des milliers de femmes chaque année.
Une distribution massive dès l’origine
Dès l’automne 1992, pas moins de 1,5 million de rubans ont été distribués dans les points de vente de la chaîne cosmétique Estée Lauder. L’initiative visait à donner une visibilité maximale à la cause, bien au-delà de toute considération commerciale.
Cette mobilisation citoyenne rappelle que certains combats de santé publique méritent de rassembler plutôt que de diviser, au-delà des appartenances politiques et des polémiques stériles.

Et je lui paie son salaire avec mes impôts,encore de l’argent jeté par la fenêtre, comme tout les gugusses de LFI d’ailleurs.