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La députée européenne Rima Hassan se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire et médiatique qui secoue la classe politique française. Entre accusations d’apologie du terrorisme et découverte de substances illicites, l’élue insoumise dénonce un harcèlement orchestré en raison de ses positions sur le conflit israélo-palestinien. L’affaire soulève également de vives tensions autour des violations du secret de l’enquête et de l’immunité parlementaire.
Des stupéfiants découverts lors de la procédure
Selon le parquet de Paris, la fouille des effets personnels de l’eurodéputée a révélé la présence de substances préoccupantes. « La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC, sur lesquelles elle a été interrogée », a précisé le ministère public.
La 3MMC, une cathinone de synthèse, est classée parmi les stupéfiants interdits. Cette découverte a entraîné l’ouverture d’une nouvelle procédure et l’extension de sa garde à vue pour « usage transport et détention de stupéfiants » ainsi que pour « refus de signalisation », après qu’elle ait refusé de donner ses empreintes et son ADN.
La défense réfute catégoriquement les accusations
L’intéressée rejette fermement ces allégations qu’elle qualifie de « totalement fausses ». Elle affirme que seule la présence de CBD a été constatée, « ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales ».
L’élue a précisé avoir « effectué un test urinaire » durant sa détention, lequel « a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD, ce qui a été confirmé par le médecin ». Selon ses explications, l’un des deux CBD en sa possession contiendrait, selon les enquêteurs, des traces de drogue de synthèse qui « aurait été ajoutées à la résine de CBD ».
« Les tests montrent qu’il n’y a pas de trace de consommation de drogue et que si trace il y a dans ce contenant, ça n’est pas ma responsabilité. Ce qui m’est arrivé, aurait pu vous arriver à vous, à vos enfants », a-t-elle déclaré, indiquant avoir communiqué aux enquêteurs le lieu d’achat de ce produit.
Un parcours judiciaire déjà chargé
L’eurodéputée insoumise a été interpellée le jeudi 2 avril et placée en garde à vue pour « apologie du terrorisme ». Libérée en fin de soirée, elle a été convoquée devant le tribunal correctionnel pour le 7 juillet prochain.
Le lendemain matin, elle a été de nouveau entendue par la Brigade de Répression de la Délinquance aux Personnes dans le cadre d’une autre procédure portant sur les mêmes accusations d’apologie du terrorisme.
Une bataille politique et juridique intense
Me Vincent Brengarth, son avocat, a dénoncé une garde à vue « parfaitement illégale ». Il estime que « la procédure de flagrance a été construite de toute pièce par les autorités de poursuites, pour parvenir à tenter de faire échec à l’application de l’immunitée parlementaire ».
Le conseil a rappelé que « le CBD est légal en France ». Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a « affirmé solennellement » que « Rima Hassan n’a pas consommé de drogues et ne détenait pas de drogue hier lorsqu’elle a été auditionnée », ajoutant qu’elle « détenait une chose simple: du CBD, une substance parfaitement légale (…) et qui n’est pas de la drogue ».
Des fuites médiatiques qui alimentent la controverse
« Des tensions sont apparues » durant la garde à vue en raison de « violations répétées du secret de l’enquête ». Me Brengarth a révélé avoir découvert les termes précis de l’accusation par la presse avant même le début de l’audition.
Selon lui, ces fuites « ont été planifiées, organisées depuis le début pour porter atteinte à l’image et la réputation de Rima Hassan ». Une enquête a été ouverte « ordonnée par la procureure de la République pour violation du secret de l’enquête », dont l’avocat se « réjouit » et pour laquelle il attend « des condamnations et des sanctions administratives ».
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a reconnu qu’il « regrette qu’il y a eu des fuites (d’information) » mais refuse de faire « aucun commentaire là-dessus ». Manuel Bompard a interpellé le gouvernement pour savoir s’il trouve « que c’est acceptable ou non dans un État de droit ».
La thèse du harcèlement judiciaire
La députée européenne estime faire « l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire et politique en raison et exclusivement en raison de mes opinions politiques ». Elle considère qu’on lui « reproche d’être une voix engagée pour dénoncer le génocide à Gaza ».
Thomas Portes, député LFI, a dénoncé un « acharnement judiciaire, politique et médiatique », soulignant que « 81% » des affaires judiciaires précédentes contre l’eurodéputée avaient été « classées sans suite ».
Un procès annoncé comme « historique »
Rima Hassan affirme ne pas compter « céder à cet acharnement politique, judiciaire et médiatique ». Si le procès du 7 juillet a lieu, elle promet que « ce sera un procès historique ».
« On invitera toutes les voix pertinentes pour commenter ce qui se joue sur la question palestinienne en termes de censure, de répression et également de dénonciation d’un lobby qui oeuvre pour les intérêts d’Israël depuis la France et qui va jusqu’à sacrifier notre droit et nos libertés », a-t-elle annoncé.
Elle estime qu’à l’approche de l’élection présidentielle, « il y a une volonté manifeste de diaboliser La France insoumise, de cibler ses militants et aussi de faire payer à LFI ses engagements sur la question palestinienne ».
Réactions contrastées de la classe politique
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « la police politique » et une atteinte à l’« immunité parlementaire ». L’équipe de l’eurodéputée a qualifié sa garde à vue de « nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire visant à faire taire les voix qui défendent les droits du peuple palestinien ».
Manuel Bompard a rappelé que « Rima Hassan n’a jamais fait l’apologie du terrorisme, (…) jusqu’au 7 juillet elle est présumée innocente ». À l’inverse, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déclaré : « Enfin elle est démasquée, elle doit répondre de ses actes », ajoutant « En plus des stupéfiants ».
Une conférence de presse sous haute tension
Dans l’après-midi, Rima Hassan, son avocat Me Vincent Brengarth et le député Paul Vannier ont tenu une conférence de presse. Le conseil a fait part de « l’extraordinaire gravité » de la situation compte tenu de « l’intensité des atteintes qui ont été portées au droit de Rima Hassan ».
Ce dossier qui mêle accusations judiciaires, polémiques sur les substances détenues et débat sur la liberté d’expression politique promet de rester au cœur de l’actualité dans les semaines à venir, jusqu’au procès prévu en juillet.

On ne peut pas dire, que cela a été une chance de récupérer une telle merde sur notre territoire.Le pire c’est qu’elle est payée avec nos impôts, pour nous chiée dessus, merci la France.