
Législatives : Eric Zemmour se déclare candidat dans le Var
Dans un contexte politique marqué par les tentations d’alliances à droite, le président de Reconquête trace une ligne claire entre son mouvement et celui dirigé par Marine Le Pen. Les divergences idéologiques semblent insurmontables malgré certaines positions communes sur l’immigration, ouvrant la voie à une compétition frontale pour la prochaine présidentielle.
Une alliance impossible pour 2027
Éric Zemmour a fermement écarté toute possibilité de candidature commune avec le Rassemblement National pour la prochaine élection présidentielle. Cette décision marque un positionnement stratégique clair de Reconquête, qui entend se démarquer sur l’échiquier politique de l’extrême droite française.
Les divergences économiques constituent l’un des principaux points de friction entre les deux formations. Le président de Reconquête n’a pas mâché ses mots, assimilant la ligne économique du RN à celle du Parti socialiste, une comparaison particulièrement cinglante dans la bouche de l’ancien polémiste.
Des rapprochements avec LFI qui font bondir
L’un des reproches majeurs formulés par Zemmour concerne ce qu’il perçoit comme une proximité entre le RN et La France insoumise. Il dénonce des positions communes sur certains sujets économiques qui, selon lui, trahissent les valeurs de droite.
Pour illustrer son propos, il a évoqué un vote récent où les députés RN ont soutenu une proposition de La France insoumise concernant la fiscalité. « Les accointances quasi permanentes entre le Rassemblement national et La France insoumise » constituent, à ses yeux, une dérive idéologique inacceptable.
Une rhétorique jugée extrémiste
Zemmour a particulièrement ciblé les déclarations de Jean-Philippe Tanguy, figure du RN, qui aurait affirmé que « fuir la France est immoral ». Une position que l’ancien journaliste a vivement critiquée en déclarant : « C’est une phrase qu’aurait pu dire Robespierre. Si c’est immoral, il faut carrément les guillotiner ».
Cette comparaison avec la période révolutionnaire vise à dépeindre le RN comme un parti aux tendances autoritaires sur les questions économiques.
Des fractures idéologiques profondes
Si Éric Zemmour reconnaît partager avec le RN une volonté de contrôler l’immigration, il insiste sur des désaccords fondamentaux concernant plusieurs sujets sociétaux majeurs.
La question de l’islam
Sur la question religieuse, la divergence est nette et assumée. « Je considère que l’islam n’est pas compatible avec la République. Madame Le Pen si », a déclaré Zemmour, marquant ainsi une ligne rouge infranchissable entre les deux formations.
Grand remplacement et remigration
Le président de Reconquête a également souligné des différences idéologiques concernant deux concepts controversés qu’il défend ouvertement : « Je considère qu’il y a un grand remplacement, Madame Le Pen dit non. Je suis pour la remigration des délinquants, des chômeurs de longue durée. Madame Le Pen dit que ce n’est pas républicain ».
Cette déclaration illustre la volonté de Zemmour de se positionner sur une ligne plus radicale que celle du RN sur les questions migratoires et identitaires, tout en concluant simplement : « Vous voyez, on est très différents. »

Dommage qu’ils se divisent, cela profite encore à la gauche … Ils pourraient s’allier et régler leurs points de désaccord ensuite. Entre gens de bonne intelligence, cela devrait pouvoir se faire. Il y a toujours des ajustements qui peuvent être rediscutés, il suffit d’y réfléchir calmement.
Je suis complètement d’accord avec Zemmour, car chez le RN il y a plein de points qui ne me convient pas…..