
téléphone ©Pexels
L’utilisation des technologies sans fil s’est intensifiée dans notre quotidien. Entre smartphones, tablettes et objets connectés, notre exposition aux ondes radiofréquences n’a jamais été aussi importante. Face aux inquiétudes persistantes concernant leurs effets sur la santé, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier une étude approfondie qui fait le point sur la question.
Des recherches scientifiques rassurantes
Après avoir analysé plus de 250 études scientifiques, l’Anses a rendu ses conclusions. Aucun lien de cause à effet n’a été établi entre l’exposition aux ondes radiofréquences et le développement de cancers. Cette expertise concerne l’ensemble des appareils émettant des ondes radio dans notre environnement quotidien.
« Nous nous sommes penchés sur les ondes radioélectriques, utilisées par les communications hertziennes, TV, radio, la téléphonie mobile, les objets communicants, etc., et non les basses fréquences émises par les lignes à haute tension », précise Olivier Merckel de l’Anses.
Les scientifiques ont observé que si des altérations cellulaires peuvent survenir lors d’une exposition, celles-ci sont généralement transitoires. Les cellules se réparent d’elles-mêmes une fois l’exposition terminée, sans conséquence pathologique durable.
Des mécanismes cellulaires sans conséquence pathologique
L’analyse des données biologiques n’a pas permis d’établir un lien entre les ondes et le cancer. « En agrégant l’ensemble de ces données portant sur les mécanismes cellulaires, notre conclusion est qu’elles ne conduisent pas à établir un lien de cause à effet entre l’exposition aux ondes radio et le cancer », confirme Olivier Merckel.
Cette conclusion rejoint celles d’autres organismes internationaux qui surveillent régulièrement les effets potentiels des technologies sans fil sur la santé humaine.
Une exposition environnementale en hausse
Si l’exposition directe reste la plus significative, l’Anses note une augmentation de l’exposition environnementale liée au développement des réseaux mobiles (4G, 5G) et à la multiplication des antennes relais. Cette exposition ambiante, bien qu’en progression, demeure considérablement plus faible que celle générée par l’utilisation directe d’appareils.
Maintien des recommandations de prudence
Malgré ces résultats rassurants, l’Anses ne baisse pas la garde et maintient ses recommandations de prudence, particulièrement pour les populations sensibles comme les enfants.
« Téléphoner dans de bonnes conditions de réception, utiliser un kit mains libres, un haut-parleur… cela éloigne le téléphone du corps, ce qui suffit à diminuer très fortement son exposition », rappelle Olivier Merckel.
Il souligne également l’importance d’une approche préventive pour les plus jeunes : « Il faut adopter une approche de précaution, en particulier pour les enfants, qui sont éminemment sensibles, avec un usage modéré du téléphone portable ».
Une vigilance continue nécessaire
L’agence insiste sur l’importance d’une surveillance constante de l’exposition de la population aux ondes. De nouvelles études évoquant des effets potentiels sur la fertilité ou le fonctionnement cérébral devront faire l’objet d’analyses approfondies dans les prochains travaux.
Par ailleurs, l’Anses prévoit de publier en janvier prochain une expertise concernant spécifiquement les effets de l’usage des réseaux sociaux chez les adolescents, un sujet de préoccupation croissante pour les parents et les professionnels de santé.

Bien sûr, il ne faut pas alerter sur ce qui arrange, il vaut mieux effrayer avec les choses qui détournent l’attention de l’essentiel gênant dont on préfère ignorer l’existence pour ne pas avoir à s’en préoccuper…. Les études « scientifiques » gouvernementales, on leur fait dire ce qu’on veut, tout comme pour les infos diffusées sur les chaînes du « service » publique ….