
Montagnes Printanières Crans
Une semaine après le drame qui a secoué Crans-Montana, les langues se délient. L’incendie meurtrier du Constellation ayant coûté la vie à 40 personnes soulève de nombreuses questions sur les mesures de sécurité et les transformations effectuées dans l’établissement ces dernières années. L’ancien propriétaire sort du silence et livre des révélations troublantes sur l’état des lieux avant la tragédie.
Des changements fatals dans la configuration des lieux
Éric Dosdo, qui a dirigé Le Constellation pendant dix ans, de 2005 à 2015, brise le silence et partage ses observations. Selon lui, des modifications structurelles importantes auraient pu contribuer au lourd bilan humain. La transformation la plus inquiétante concerne les escaliers menant au sous-sol, considérablement rétrécis après son départ.
Cette modification s’est avérée dramatique puisque l’enquête a déterminé que 34 des 40 victimes ont été piégées précisément à cause de l’étroitesse de ces escaliers, les empêchant de s’échapper rapidement des flammes.
Équipements de sécurité : un contraste alarmant
« À mon époque, il n’y avait pas de mousse acoustique au plafond et nous avions six extincteurs dans l’établissement », affirme l’ancien gérant, pointant du doigt une dégradation des mesures de sécurité sous la nouvelle direction.
En effet, selon les premiers éléments de l’enquête, le bar ne disposait plus que d’un seul extincteur sous la gérance de Jacques et Jessica Moretti. Cette réduction drastique des moyens de lutte contre l’incendie soulève de sérieuses questions quant au respect des normes de sécurité dans un établissement recevant du public.
Des issues de secours compromises
Un autre élément troublant a été révélé lors de l’enquête : le couple Moretti aurait découvert, pendant l’incendie, qu’une porte de service était verrouillée, bloquant ainsi une voie d’évacuation cruciale pour les clients piégés à l’intérieur.
Cette succession de manquements présumés pourrait expliquer pourquoi Jacques Moretti a été placé en détention provisoire, les autorités judiciaires ayant évoqué un risque de fuite.
Des contrôles de sécurité inexistants depuis cinq ans
Plus choquant encore, aucune inspection de sécurité incendie n’avait été effectuée dans l’établissement depuis 2019. Cette absence de contrôle pendant près de cinq ans a provoqué l’indignation des familles des victimes, qui demandent aujourd’hui des comptes aux autorités locales.
Cette négligence administrative soulève des questions sur la chaîne de responsabilités et le suivi des établissements recevant du public dans la station alpine. Comment un lieu accueillant régulièrement des centaines de personnes a-t-il pu échapper si longtemps aux contrôles réglementaires ?
Une enquête qui ne fait que commencer
Les témoignages d’Éric Dosdo constituent des éléments précieux pour les enquêteurs qui tentent de déterminer l’enchaînement exact des faits ayant mené à cette tragédie.
Les autorités devront désormais établir les responsabilités de chacun dans ce drame qui a endeuillé la station suisse et bouleversé l’opinion publique internationale.

Triste affaire où les responsabilités restent â établir.
La rigueur suisse est mise à mal.
Quant aux gérants , le non respect des règles de sécurité est manifeste.
Leur absence de bon sens montre le degrés d’amateurisme et de bètise. Ce qui devrait entrainer une interdiction totale et permanente d’exercer dans les métiers en liens avec la prise de resposabilités pour tout ce qui concerne l’hygiène et la sécurité, tous milieux professionnels confondus en passant bien sûr par la case prison.
C’est un « scandale »que les propriétaires puissent être libérés sous caution !! d’où va venir l’argent encore !!!!