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L’institution publique chargée de l’emploi a longtemps subventionné des formations pour le moins étonnantes. Le magazine « Complément d’enquête » diffusé sur France 2 révèle que des stages promettant des rencontres avec des créatures imaginaires ont bel et bien été financés par l’argent public.
Des stages surprenants financés sur fonds publics
Parmi les centaines de milliers de formations soutenues chaque année par France Travail, certaines offres sortent réellement de l’ordinaire. L’organisme a effectivement subventionné des sessions aux intitulés pour le moins inattendus, incluant notamment des rencontres avec des créatures fantastiques.
En Normandie, une formation baptisée « Rencontre avec les êtres de la nature » a ainsi vu le jour. Facturée 300 euros pour deux jours, cette session accueille trois stagiaires désireux d’explorer un univers parallèle.
Un programme entre magie et ésotérisme
Au programme de cette formation atypique : palpation du champ énergétique, activation de codes magiques et dialogue avec des entités invisibles. Les participants sont invités à rencontrer le « peuple des elfes » ainsi que Dagda, présenté comme « un grand roi elfique ».
L’un des stagiaires interrogés ne cache pas sa surprise : « Des dragons, il y en a régulièrement dans le ciel, j’y crois », confie-t-il, tout en s’étonnant de découvrir ce type d’offre via Pôle Emploi.
Des revenus substantiels pour certains formateurs
La formatrice à l’origine de ces sessions a révélé des chiffres qui interpellent. Entre 2011 et 2020, France Travail a financé jusqu’à 60% de son chiffre d’affaires, représentant un montant total de 43 000 euros.
Ces subventions couvraient diverses formations incluant le magnétisme, la naturopathie ainsi que la communication animale. Des disciplines qui questionnent quant à leur pertinence dans un contexte de retour à l’emploi.
Une direction embarrassée par ces révélations
Interrogé sur ces pratiques, Thibault Guilluy, directeur général de France Travail, ne cache pas son malaise. Il qualifie ces formations de « surprenantes » et les juge « un peu loin des objectifs de France Travail ».
Un durcissement des critères depuis 2021
Face à ces dérives, l’institution a réagi en renforçant ses exigences. Depuis 2021, les conditions de financement ont été significativement durcies pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.
Il faut dire que l’enjeu est considérable : France Travail finance chaque année entre 300 000 et 400 000 formations. Un volume qui nécessite une vigilance accrue sur la qualité et la pertinence des offres proposées.
