
Sébastien Lecornu, ©Wikimedia
Dans un contexte de tensions persistantes avec le monde agricole, le gouvernement français prend une décision forte concernant les achats alimentaires publics. Une mesure qui pourrait transformer radicalement les approvisionnements de milliers de cantines à travers l’Hexagone, répondant ainsi à certaines revendications des agriculteurs mobilisés ces derniers mois.
L’État s’engage à privilégier les produits européens
Lors d’un déplacement dans une exploitation agricole de l’Eure, Sébastien Lecornu a fait une annonce majeure concernant la restauration collective publique. Le ministre a formellement déclaré que les cantines relevant de l’État devront désormais s’approvisionner exclusivement en produits agricoles et alimentaires issus de l’Union européenne.
« Il est impensable que pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles, alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne. » a-t-il affirmé avec conviction.
Cette décision concerne un volume financier considérable. En effet, selon les chiffres avancés par le ministre, entre 900 millions et 1 milliard d’euros sont consacrés annuellement aux achats alimentaires des cantines dépendant de l’État.
Un contrôle renforcé des achats publics
Le gouvernement ne compte pas se contenter d’une simple déclaration d’intention. Plusieurs mesures concrètes ont été évoquées pour garantir l’application effective de cette nouvelle orientation :
– Une reprise en main complète de la commande publique
alimentaire
– La mise en place d’un système d’évaluation des acheteurs
publics
– Des sanctions potentielles pour les responsables ne
respectant pas cette directive
Ces dispositions devraient être formalisées dans plusieurs textes législatifs à venir, notamment dans le cadre de la future loi agricole actuellement en préparation, ainsi que dans les projets de loi sur la décentralisation.
Une réponse aux critiques du monde agricole
Cette annonce intervient dans un contexte où les relations entre le gouvernement et le monde agricole sont particulièrement tendues. Les agriculteurs, notamment les éleveurs, ont régulièrement exprimé leur mécontentement quant au non-respect des engagements publics concernant l’approvisionnement en produits locaux ou biologiques.
La question du traité UE-Mercosur, qui prévoit d’importantes importations agricoles d’Amérique du Sud, cristallise également les inquiétudes des producteurs français.
Préférence européenne plutôt que nationale
Dans son intervention, Sébastien Lecornu a tenu à préciser sa position concernant la notion de « préférence nationale », qu’il a explicitement critiquée. Le ministre a souligné l’importance des exportations intra-européennes pour l’agriculture française, justifiant ainsi une approche à l’échelle de l’Union plutôt que strictement hexagonale.
« Plus personne ne peut comprendre dans le monde dans lequel nous vivons que l’argent du contribuable puisse permettre encore d’acheter de la nourriture qui en plus a un bilan carbone et climatique absolument épouvantable et qui vient du bout du monde. » a-t-il argumenté.
Cette mesure s’inscrit également dans une logique environnementale, en cherchant à réduire l’empreinte carbone associée aux importations alimentaires lointaines dans la restauration collective publique.
Reste maintenant à voir comment cette ambition sera traduite concrètement dans les cuisines des cantines administratives, des écoles et des autres établissements concernés à travers le pays.

une façon détournée de justifier d’avoir des produits de qualités pour nos élus et haut fonctionnaires, pendant que les sans dent ont droit aux produits du Mercosur entre autre. Bonne journée.
L’Ukraine et ses poulets ne font-ils pas partie de l’Europe ?
Donc, les dires de Lecornu sont pipeau. En effet, nos enfants vont manger des poulets venant des exportations intra-européennes (Ukraine).
Infos ou intox..?