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Dans une interview accordée au quotidien espagnol El País, l’édile dionysien fait des révélations fracassantes sur le traitement réservé aux jeunes manifestants. Ses propos, qui visent directement l’action des forces de l’ordre, provoquent une vive controverse politique et médiatique.
Des pratiques policières jugées excessives
Bally Bagayoko, maire LFI de la commune de Saint-Denis, n’a pas mâché ses mots dans sa prise de parole pour la presse ibérique. Il dénonce ce qu’il qualifie de « violence disproportionnée » à l’encontre de manifestants lycéens qu’il décrit comme majoritairement pacifiques.
L’élu exprime son indignation face à certaines méthodes d’intervention. Il se dit notamment choqué par l’étranglement d’un adolescent de 14 ans et l’utilisation d’armements ayant provoqué la fracture de la mâchoire d’un autre mineur.
Une accusation de discrimination territoriale
Au-delà de la question des violences, le maire pointe du doigt une inégalité de traitement flagrante. Selon lui, la République traite ces jeunes « comme des étrangers », révélant ainsi une fracture profonde dans l’approche institutionnelle.
Bally Bagayoko assume pleinement son analyse sur la discrimination subie par les quartiers populaires. Il établit une comparaison directe avec le traitement réservé aux zones plus favorisées, affirmant que cette différence est manifeste et mérite d’être fermement dénoncée.
Une médiatisation qui fait polémique
Depuis le déclenchement du mouvement lycéen, l’édile dionysien s’est progressivement imposé comme une personnalité médiatique incontournable du débat public. Cette exposition ne se fait toutefois pas sans heurts.
Les critiques fusent de la part de plusieurs responsables politiques. Le député Éric Ciotti figure parmi ses détracteurs les plus virulents, accusant le maire « d’attiser la violence » et réclamant même sa « révocation » suite à une manifestation organisée le 6 octobre.
Un débat sur l’ordre public qui s’intensifie
Cette prise de position marque un tournant dans les tensions entre élus locaux et autorités nationales concernant la gestion des manifestations. Le dossier des interventions policières en milieu scolaire reste au cœur des préoccupations.
