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En pleine bataille contre les pertes alimentaires, la France s’apprête à franchir un cap symbolique. Des produits du quotidien pourraient bientôt être vendus sans indication de durabilité minimale, une révolution dans nos habitudes de consommation qui vise à faire économiser des millions d’euros aux ménages.
Une révolution dans les rayons : des produits sans date
Le changement pourrait intervenir dès le printemps prochain. Les pâtes, le riz et les céréales figurent parmi les produits secs qui ne porteraient plus de dates de durabilité minimale (DDM). Cette mesure s’inscrit dans une logique déjà appliquée à certains aliments.
Actuellement, le sucre, le vinaigre et le gros sel sont déjà commercialisés sans ces indications temporelles. L’extension à d’autres denrées alimentaires marque une étape supplémentaire dans la lutte contre le gaspillage.
Guillaume Garot en tête de la mobilisation
Le député de la Mayenne a lancé en 2025 les états généraux du gaspillage alimentaire. Les conclusions de cette initiative d’envergure ont été présentées ce mercredi, avec un objectif chiffré ambitieux.
L’enjeu économique est considérable : réduire le gaspillage alimentaire de 135 euros par habitant et par an. Une somme qui représente un poids significatif dans le budget des familles françaises.
L’Agenda 2030 au cœur de la stratégie
Ce plan d’action compile une série de propositions concrètes. Une proposition de loi devrait voir le jour au printemps, traduisant dans la législation les recommandations issues des états généraux.
Bruxelles dans la ligne de mire
La démarche française ne se limite pas au territoire national. Une demande a été adressée à la Commission européenne pour élargir la liste des produits exemptés de DDM à l’échelle continentale.
Cette pression sur la réglementation européenne vise à harmoniser les pratiques et à renforcer l’impact des mesures anti-gaspillage dans toute l’Union.
Les distributeurs valident l’approche
La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a accueilli favorablement ces propositions. Les enseignes mettent néanmoins en avant la sécurité sanitaire comme une priorité absolue dans la mise en œuvre de ces changements.
Un arsenal de mesures complémentaires
Au-delà de la suppression des dates, d’autres initiatives sont prévues. L’amélioration de l’éducation à l’alimentation à l’école figure parmi les axes prioritaires pour sensibiliser dès le plus jeune âge.
Une semaine annuelle contre le gaspillage alimentaire devrait être organisée. Le dispositif prévoit également des incitations au don alimentaire plutôt qu’à la destruction des invendus.
Le numérique au service de la lutte
Le développement d’une plate-forme numérique dédiée à la lutte contre le gaspillage alimentaire fait partie des outils innovants envisagés. Cette solution digitale permettrait de coordonner les différents acteurs de la chaîne.
Le ministre Mathieu Lefèvre a annoncé une extension du label anti-gaspillage à d’autres acteurs alimentaires, renforçant ainsi le dispositif gouvernemental existant.

Tout est bien dit dans les commentaires précédents.
Tout est une question de bon sens.
Dame Nature nous a donné le goût, l’odorat et la vue, ce n’et pas pour rien.
Faut savoir s’en servir, intelligemment.
Quand j’étais très jeune, fin des années 50 début 60, chez ma tante où j’allais souvent en vacances, il n’y avait même pas de réfrigérateur. On mettait les produits frais: lait beure fromage « sous cloche » dans le garde manger: une armoire en bois dont les portes étaient grillagées, placée un peu en hauteur, au frais à la cave pas loin des patates et des pommes placées elles dans des grand cageots, près du sol.
Pour la viande occasionnellement achetée, ou les lapins ou poules, eux tués et cuisinés sur place, tout ça était consommé dans un intervalle très court, voir d’un peu plus une journée.
Il n’y a jamais eu d’intoxication alimentaire.
Les produits étaient sains, pas ultra transformés.
PhB
Pour ce qui est des produits secs comme la farine, le sucre, le sel etc …., je n’ai jamais tenu compte des dates de péremption. Pour ce qui est des fromages, idem et pour les yaourts il suffit de les sentir ou de les goûter pour savoir s’ils sont encore comestibles et ils le sont sans problème jusqu’à deux semaines après la date (tenus au frais, bien évidemment). Pour ma part, je n’ai jamais rien jeté. La nourriture est trop précieuse pour la gaspiller. Quand je vois certains qui jettent des restes (ou des yaourts dont la date est passée d’une journée) j’ai envie de les frapper ! Après, ces mêmes personnes viennent pleurer qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts …. Encore un manque d’éducation et une bêtise entretenue !
Bonjour,
Je suis comme vous je regarde les dates mais pour certains produits n’en tient pas compte. Il faut dire que vu mon âge (+ de 73ans) j’ai appris à cuisiner avec des produits frais et d »origine de la région où je vis… ne pas jeter : facile maintenant avec les congélateurs que nous n’avions pas à l’époque.
Mais surtout ma mère cuisiner et étant d »origine Gersoise et ayant vécu jeune à la campagne elle nous a transmis à ma soeur et moi la valeur de la bonne nourriture, des bons produits et aussi savoir acheter. Et quel plaisir de cuisiner c’est autre chose que le en boîte, ou les plats préparés qu’ils soient surgelés, sous vide et autre. Mais quand je vois maintenant l’éducation alimentaire des jeunes (un exemple juste en face de chez moi) ou c’est des produits en sachet et il suffit d’ajouter de l’eau chaude… résultat mon petit voisin en surpoids et même s’il va faire des séjours ou il est coupé de sa famille sans pouvoir voir qui que ce soit pendant 2 mois pour son surpoids…. quand il revient … devinez on continue comme avant. Ce sont les parents que l’on devrait éduquer. Mais maintenant nous ne sommes plus libres et ce sont les guignols qui sont au gouvernement que veulent nous dire comment nous nourrir. MDR
Très bonne idée, il faut continuer sur d’autres produits, nous sommes dans une société de gaspillage.