
Verdun Mémoire Histoire
Une confrontation mémorielle et juridique éclate dans la Meuse autour d’une cérémonie religieuse controversée. Le premier magistrat de la ville, invoquant la menace pour l’ordre public, a pris un arrêté d’interdiction et sollicité le soutien du gouvernement. L’affaire prend désormais un tournant judiciaire.
Une messe controversée qui divise
Face à une cérémonie religieuse prévue en l’honneur de Philippe Pétain, Samuel Hazard n’a pas hésité. Le maire de Verdun a formellement interdit par arrêté municipal la messe programmée ce samedi 15 novembre dans une église de sa commune. Cette célébration, prévue à 10h45, est organisée par l’Association de défense de la mémoire de Pétain (ADMP).
Pour l’élu divers gauche, cette initiative représente bien plus qu’une simple cérémonie religieuse. Dans sa démarche d’opposition, il a adressé un courrier au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le jeudi 13 novembre, cherchant son appui pour confirmer cette interdiction.
Les arguments du maire contre la célébration
La position du maire est ferme et sans équivoque. Samuel Hazard qualifie cette messe de tentative déguisée de réhabilitation historique d’une figure condamnée. Selon lui, cette célébration constitue une véritable menace pour l’ordre public à Verdun, ville hautement symbolique.
« La République ne saurait rester passive face à une tentative de réhabilitation morale du régime de Vichy. La liberté de culte peut servir de paravent à la glorification d’un collaborateur du nazisme. »
Ces propos du maire traduisent sa conviction que derrière l’aspect religieux se cache une véritable manifestation politique visant à redorer l’image du maréchal Pétain, condamné pour haute trahison après la Seconde Guerre mondiale.
La riposte juridique des défenseurs de Pétain
L’ADMP n’a pas tardé à réagir face à cette interdiction. L’association a immédiatement formé un recours en excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Nancy, contestant frontalement la décision municipale.
Dans leur argumentaire, les défenseurs de la mémoire de Pétain affirment qu’il s’agit d’une tradition ancienne, « initiée dès la fondation de cette association » et qui « était habituellement célébrée, en dehors de toute polémique, chaque année (jusqu’en 2024 NDLR) dans la chapelle de l’ossuaire de Douaumont ».
Une décision imminente
Le conflit juridique connaîtra un développement rapide puisque l’audience devant le juge des référés du tribunal administratif de Nancy est programmée pour le vendredi 14 novembre à 11 heures. Cette décision de justice, attendue à la veille de la cérémonie prévue, déterminera si la messe pourra finalement avoir lieu.
La tension reste palpable dans cette affaire qui ravive le débat sur les limites entre liberté de culte et devoir de mémoire, entre commémoration historique et révisionnisme potentiel.

Ont peut admirer le général Petain patriote de la première guerre mondiale.
Ont peut detester le maréchal Petain qui a collaboré avec zèle durant la seconde guerre mondiale avec le régime nazis.
Et mitterand qui allait tous les ans se recueillir sur la tombe du maréchal.
Là on disait rien à ce grand maître de la franc maçonnerie et membre du gouvernement de Vichy sous l’occupation allemande ?
Sinon on finissait comme bérégovoi.
Les temps changent et la France aussi.
Et possesseur de la Francisque. Je rappelle qu’elle n’est pas proposée mais l’interressé doit la demander.
Oui Bérégovoi a été suicidé sous une mandature de la Mite Errant.
Mr.Coulon, si cette messe est pour les poilus, il ne faut dire « en l’honneur de Pétain » mais « en l’honneur des poilus morts pour la France ».
non c est faut c est une messe pour les poilues morts durant cette ignoble guerre