
Préparation_jour_de_match
Le rugby français n’est pas seulement une question de talent sur le terrain. Parfois, il s’agit surtout de réparer ce qui s’est brisé dans les vestiaires. À Montpellier, l’heure était grave il y a deux saisons et demie. Un club champion de France en 2022 sombrait dans le chaos. Aujourd’hui, à la veille d’une demi-finale face au Stade Français, le directeur sportif du MHR s’exprime sur cette reconstruction périlleuse.
Une situation explosive à son arrivée
Lorsque Mohed Altrad sollicite Bernard Laporte en novembre 2023, le diagnostic est sans appel. L’ancien patron de la Fédération française de rugby découvre un vestiaire divisé, miné par les tensions internes.
« C’était l’apocalypse, il y avait des clans partout », confie-t-il au Figaro. Les séquelles du départ de l’entraîneur anglais Cockerill sont désastreuses pour le collectif héraultais.
Le constat devient encore plus alarmant : « Des joueurs se sont battus en stage… C’était un truc de fou, ce n’était plus une équipe. » Un tableau apocalyptique pour un champion en titre censé incarner l’excellence du rugby français.
L’appel au secours d’un président
Face à cette débâcle sportive et humaine, le propriétaire du club fait appel à l’une des figures les plus expérimentées du rugby hexagonal. Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France et ex-président de la FFR, accepte le défi.
Sa mission : redonner une âme à une formation déchirée, restaurer la cohésion et ramener le MHR vers les sommets. Un pari risqué pour celui qui devient le patron sportif d’une structure en perdition.
Un travail de fond pour reconstruire
L’homme fort du club reconnaît volontiers le rôle crucial joué par d’autres acteurs dans ce redressement. Patrice Collazo, arrivé pour succéder à Cockerill, et son staff ont réalisé un « travail considérable » selon ses propres mots.
À quelques heures d’une demi-finale cruciale contre le Stade Français ce samedi, Montpellier semble avoir retrouvé sa stabilité. La métamorphose d’un club au bord de l’implosion pourrait bien s’achever par un nouvel exploit.
Le rendez-vous de la confirmation
Ce week-end constituera un test décisif pour mesurer le chemin parcouru depuis ces heures sombres. Le MHR, reconstruit pierre par pierre, affronte un adversaire parisien tout aussi déterminé à décrocher une place en finale.
Pour Bernard Laporte et ses troupes, c’est l’occasion de prouver que la tempête appartient définitivement au passé. Une victoire validerait près de deux ans d’efforts acharnés pour ressouder un groupe fracturé.
